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Une baisse de l'immigration constituerait un problème pour Montréal, selon la mairesse Plante

Les deux élus répondent aux questions des journalistes.

Valérie Plante a rencontré Philippe Couillard lundi matin dans Ahuntsic.

Photo : Radio-Canada / Bruno Boutin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avec un taux d'emplois inoccupés de 3 % à Montréal, la métropole ne pourrait pas se permettre une baisse de l'immigration, a déclaré lundi la mairesse Valérie Plante à l'issue d'une rencontre privée avec le chef libéral, Philippe Couillard.

Un texte de Jérôme Labbé (Nouvelle fenêtre)

Rappelant que Montréal reçoit les deux tiers des immigrants qui arrivent au Québec, Mme Plante s'est clairement positionnée contre une baisse des seuils d'immigration, telle que proposée par la Coalition avenir Québec (CAQ).

« Je ne veux pas être prise au piège dans un chiffre », a-t-elle d'abord expliqué en français, avant d'admettre en anglais qu'une diminution du nombre de nouveaux arrivants constituerait un problème pour Montréal.

Appelée à préciser sa pensée, la mairesse a répété qu'elle ne voulait pas « être prise à dire un chiffre randomly  », soit de façon aléatoire. « Ceci étant dit, considérant qu'il y a 3 % de postes inoccupés à Montréal en ce moment, je vois très mal comment on pourrait diminuer le nombre d'immigrants à Montréal. Je me l'imagine mal. Il va falloir qu'on me fasse des preuves [sic], parce que c'est ça, la réalité, en ce moment. »

C'est la première fois depuis le début de la campagne que la mairesse s'exprimait aussi clairement sur le sujet. Son homologue de Québec, Régis Labeaume, avait déjà réclamé davantage d'immigrants francophones pour sa ville.

Or, la CAQ propose de faire passer le nombre d'immigrants qui arrivent au Québec chaque année de 50 000 à 40 000, tout en promettant de déployer plus d'efforts pour la francisation et l'intégration des nouveaux arrivants.

Le PLQ propose pour sa part de maintenir la fourchette actuelle, soit entre 50 000 et 53 000 immigrants par année, tandis que le Parti québécois suggère de laisser la vérificatrice générale trancher cette épineuse question. Son chef, Jean-François Lisée a toutefois évoqué une fourchette de « 35 000 à 40 000 » pendant la campagne.

Mme Plante avait donné rendez-vous à M. Couillard tôt en matinée dans un café de la rue Fleury, dans le quartier Ahuntsic, après quoi ils ont marché jusqu’au parc Saint-Paul-de-la-Croix, où ils ont eu une discussion en privé. Un point de presse a suivi. La candidate libérale dans Maurice-Richard, Marie Montpetit, était également présente.

Par ailleurs, Philippe Couillard a reconnu lundi que le gouvernement du Québec n’avait pas le dernier mot sur le nombre d’immigrants issus de l’immigration économique à être accueillis au Québec. Confronté au fait que ce nombre est passé de 39 638 en 2012 à 30 262 en 2017, le chef libéral a répondu que son gouvernement n’avait « jamais demandé ça ». « On n'a jamais déposé ça. On a déposé une enveloppe globale, et il y a de l’équilibre qui se fait avec l’enveloppe des réfugiés et des réunifications familiales », a-t-il expliqué.

Selon M. Couillard, cette baisse n’a pas empiré la pénurie de main-d’œuvre qui sévit actuellement au Québec, « parce qu’il y a une enveloppe [totale] qui est constante et qui continue à augmenter ». « Ce qui nuirait à augmenter la pénurie de main-d’œuvre, c’est d’augmenter la diminution, de faire encore moins d’accueil », a-t-il ajouté.

Mme Montpetit parle; ses interlocuteurs l'écoutent.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie Montpetit, Philippe Couillard et Valérie Plante ont discuté en privé sur un banc de parc, lundi.

Photo : Radio-Canada / Bruno Boutin

La mairesse Plante a lancé une invitation similaire aux trois autres partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. Elle a d’ailleurs déjà rencontré le chef de la CAQ, François Legault, le 7 septembre dernier, dans le secteur de Pointe-aux-Trembles.

Si cette journée-là, Mme Plante et M. Legault ont mis de l’eau dans leur vin concernant la ligne rose, une autre divergence d’opinions est apparue dans les jours qui ont suivi, cette fois au sujet du nombre d’élus que devrait compter la Ville de Montréal.

« Il y en a beaucoup », a estimé le chef de la CAQ, mardi dernier, laissant entendre qu'il serait favorable à une réduction du nombre d'élus au conseil municipal de la métropole – une idée à laquelle se sont opposés dès le lendemain Philippe Couillard et Valérie Plante

Cette dernière a même dénoncé l'ingérence de François Legault en marge des assises de l'UMQ, vendredi.

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