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Une rentrée parlementaire sous le signe de l'incertitude à un an des élections

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.
Justin Trudeau a un an pour convaincre les électeurs de lui octroyer un nouveau mandat; les autres partis s'activent pour le remplacer, au milieu de controverses et de divisions. Photo: La Presse canadienne / Justin Tang
La Presse canadienne

Les députés fédéraux sont de retour à Ottawa lundi pour la reprise des travaux parlementaires. Les libéraux de Justin Trudeau auront un an pour convaincre les électeurs de les réélire en octobre 2019.

Parmi leurs priorités, deux projets de loi. L'un pour la mise en oeuvre de la nouvelle mouture du Partenariat transpacifique, un accord de libre-échange conclu avec 10 pays de la région du Pacifique, l'autre sur l'équité salariale.

Mais des dossiers sur lesquels le gouvernement Trudeau a moins de pouvoir risquent de l'accaparer. Les partis d'opposition auront aussi leurs propres chats à fouetter.

ALENA

Le secrétaire mexicain de l'Économie, Ildefonso Guajardo Villarreal, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et le secrétaire américain au Commerce, Robert Lighthizer, lors de la sixième ronde de négociation de l'ALENA, en janvier.Le secrétaire mexicain de l'Économie, Ildefonso Guajardo Villarreal, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et le secrétaire américain au Commerce, Robert Lighthizer, lors de la sixième ronde de négociation de l'ALENA, en janvier. Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain n'est toujours pas terminée, malgré la date butoir qui ne cesse d'être repoussée. La pression est forte pour qu'une entente soit conclue avant le 1er octobre. C'est le jour où elle doit être présentée au Congrès américain pour qu'elle soit en vigueur avant l'entrée en poste en décembre du nouveau président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador.

Les États-Unis ont déjà signé un accord avec le Mexique auquel le Canada pourrait se joindre. Le président américain, Donald Trump, a menacé d'exclure le Canada si les négociateurs canadiens et américains n'arrivent pas à s'entendre.

Les Américains veulent des concessions sur la gestion de l'offre, au grand dam des producteurs de lait.

Marijuana

Des feuilles de cannabis séchées dans un potLe cannabis sera légal dans un mois au Canada; chaque province gère la législation de façon différente. Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

La consommation de cannabis sera légale le 17 octobre, soit un mois jour pour jour après la reprise des travaux. Comment cela se passera-t-il?

Les provinces ont adopté des régimes différents pour encadrer la vente de cette drogue. Par exemple, le Québec a choisi d'interdire la culture à domicile, alors que la loi fédérale permet de faire pousser jusqu'à quatre plants.

Déjà, on s'attend à des contestations judiciaires. Le cannabis sera vendu par l'entremise de la Société québécoise du cannabis, alors que l'Ontario a récemment choisi de s'en remettre au secteur privé.

Trans Mountain

Le terminal de la compagnie Kinder Morgan à Burnaby, en Colombie-BritanniqueOttawa a acheté le pipeline Trans Mountain, mais le projet n'est pas encore au bout de ses peines. Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Plusieurs questions demeurent en suspens depuis que la Cour d'appel fédérale a stoppé le projet d'expansion de l'oléoduc pour une durée indéterminée.

Le gouvernement a acheté l'oléoduc déjà existant pour 4,5 milliards de dollars et s'est engagé à mener à terme le projet d'expansion qui triplerait sa capacité.

Trois options s'offrent à lui : interjeter appel devant la Cour suprême, adopter une loi pour affirmer la compétence du gouvernement fédéral en la matière, ou refaire ses devoirs comme le recommande la cour.

L'augmentation de la circulation de pétroliers près de la côte ouest soulève la controverse en Colombie-Britannique, tandis que l'Alberta tient mordicus à ce projet qui permettrait d'exporter davantage de pétrole des sables bitumineux vers l'Asie.

Changements climatiques

Le premier ministre ontarien, Doug Ford.Le premier ministre ontarien, Doug Ford, a retiré sa province du marché du carbone. Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Le plan du gouvernement fédéral pour lutter contre les changements climatiques fait face à une vague d'opposition, alors qu'il doit entrer en vigueur dans moins de six mois.

La province de l'Ontario s'est récemment retirée du marché du carbone et s'est jointe à la contestation judiciaire de la Saskatchewan. Puis, l'Alberta a annoncé qu'elle n'y participerait plus après le jugement de la Cour d'appel fédérale sur l'oléoduc Trans Mountain.

Ottawa prévoit imposer dès janvier 2019 une taxe sur le carbone de 10 $ la tonne aux provinces qui refuseront de mettre un prix sur leurs émissions de gaz à effet de serre. Cette taxe augmentera de 10 $ par année pour atteindre 50 $ la tonne en 2022.

Division chez les conservateurs?

Le député de Beauce Maxime BernierLe député de Beauce Maxime Bernier a annoncé son départ du Parti conservateur; il a fondé son propre parti, le Parti populaire. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Maxime Bernier arrivera-t-il à recruter suffisamment de membres avec son nouveau parti pour diviser les conservateurs?

Lorsqu'il avait claqué la porte du parti en août, ses anciens collègues l'avaient accusé de vouloir aider Justin Trudeau à obtenir un deuxième mandat. L'ex-premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney l'a également mis en garde contre une division du vote de la droite.

Qu'à cela ne tienne, le député de Beauce veut rallier les gens qui en ont assez de la rectitude politique. Son objectif est de présenter 338 candidats du Parti populaire du Canada en 2019.

Les défis du NPD

Jagmeet Singh, chef du NPDJagmeet Singh, qui prévoit briguer un siège à la Chambre des communes, a choisi une circonscription que le NPD n'a remportée que par un peu plus de 500 voix en 2015. Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh pourra-t-il enfin siéger à la Chambre des communes? Il se prépare déjà pour l'élection partielle dans Burnaby-Sud, en Colombie-Britannique, dont la date est toujours inconnue.

La fin des travaux parlementaires en juin avait été plutôt difficile pour le Nouveau Parti démocratique (NPD) après le résultat peu satisfaisant de l'élection partielle dans Chicoutimi-Le Fjord. M. Singh avait alors promis de se retrousser les manches. Il a donc effectué une tournée estivale dans cinq régions du Québec pour mieux se faire connaître et apprendre à mieux connaître les Québécois.

La grogne se fait également sentir en Saskatchewan, où on lui reproche d'avoir exclu le député Erin Weir.

Retour au Bloc québécois?

Mario Beaulieu et Yves Perron sont assis à une table, derrière des micros.Le député Mario Beaulieu souhaite travailler à réunifier le Bloc québécois. Il a notamment cédé le poste de président du bureau national à Yves Perron, qui avait mené la fronde contre Martine Ouellet. Photo : Radio-Canada

L'automne sera-t-il ponctué par la réconciliation des cinq députés de Québec debout avec ceux du Bloc québécois? C'est ce qu'espère le chef intérimaire bloquiste, Mario Beaulieu.

Le parti a décidé de se lancer dans un projet de refondation dans l'espoir de ramener les cinq députés dans ses rangs. Il a également formé un bureau composé de représentants des deux clans : ceux qui appuyaient le leadership de Martine Ouellet et ceux qui s'y opposaient.

Les canaux de communication sont ouverts entre Québec debout et le Bloc québécois, mais les deux formations attendent le dénouement de l'élection au Québec avant de poser publiquement quelque geste que ce soit.

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