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La police d'Ottawa envoie par erreur des informations confidentielles sur une enquête

Une policière coiffée d'un chapeau en entrevue.

L'inspectrice du Service de police d'Ottawa Patricia Ferguson

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dimanche matin, le Service de police d'Ottawa (SPO) a envoyé aux médias par inadvertance un document comportant des informations confidentielles concernant son enquête sur un homicide survenu samedi à l'Hôtel Marriott.

Le document de 26 pages contient de nombreuses informations personnelles notamment au sujet des témoins interrogés dans le cadre de l'enquête.

La police a par la suite avisé les destinataires de ne pas diffuser les informations contenues dans les documents classés confidentiels.

Nous avons demandé à toutes les personnes qui ont reçu ces informations de ne pas les diffuser, car elles peuvent mettre en péril des individus et la communauté [...] Potentiellement, cela pourrait compromettre l’enquête en cours, a indiqué la sergente Patricia Ferguson, inspectrice au SPO.

Les personnes mentionnées dans le rapport ont été averties de la fuite.

L'enquête même va continuer comme normalement, mais ça ajoute une complexité au niveau de l'organisation, a-t-elle ajouté.

Mme Ferguson s'est excusée au nom de son corps de police et a affirmé qu'une enquête interne avait été initiée.

C'est quelque chose qu'on prend au sérieux et on est désolé que ça se soit est passé. On prend des mesures maintenant pour déterminer la cause et éviter ça dans le futur.

Patricia Ferguson, inspectrice au Service de police d'Ottawa

Le chef de police Charles Bordeleau a quant à lui indiqué à CBC que cette fuite était une erreur humaine.Clairement, ce n'est pas quelque chose dont nous sommes fiers, a-t-il conclu.

Le maire d'Ottawa a aussi commenté l'affaire, disant qu'il communiquerait avec M. Bordeleau pour éviter qu'une telle situation se reproduise.

Anormal et grave

Cette divulgation est anormale et grave, selon le professeur de droit Michel Drapeau, de l'Université d'Ottawa. Cela contreviendrait à la Loi sur l'accès à l'information et la protection de la vie privée.

On parle de la sécurité des gens, de leur bien-être et de la carrière et la réputation de certaines personnes, dont l’accusé, estime Me Drapeau.

Il pourrait aussi y avoir des conséquences sur un éventuel procès. Le professeur croit que l'accusé aura le droit de savoir quelles sont les informations qui ont été divulguées et qu'il pourrait s'en servir dans sa défense.

Avec les informations de Miriam Katawazi, Yasmine Mehdi et Estelle Côté-Sroka

Ottawa-Gatineau

Forces de l'ordre