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La plongeuse Nathalie Lasselin poursuit son odyssée dans le Saint-Laurent

Le reportage de Yasmine Khayat
Radio-Canada

Après une immersion continue d'une quarantaine heures dans les eaux du Saint-Laurent, la plongeuse Nathalie Lasselin devrait achever son incroyable « Odyssée urbaine aquatique » sur les rives de Repentigny, plus tard, cette nuit.

L’aventurière et cinéaste a fait ce pari fou de parcourir plus de 70 km sous l’eau, de l'Île Perrot jusqu'à Repentigny, le long des rives de Montréal, afin de sensibiliser la population à la préservation des ressources naturelles; une mission complexe et non sans dangers.

Depuis son immersion, vendredi matin, courants, algues et autres imprévus ont notamment donné du fil à retordre à l’exploratrice.

« On a eu [des] mésaventures, l'une par-dessus l'autre, a confié Nathalie Lasselin, qui utilise une radio pour communiquer. La première a été, avec cet été trop chaud, des algues trop longues qui m'ont ralenti énormément. Preuve en est que ça ne sert à rien [...] de se mettre à risque et de risquer un accident ».

Équipements et entraînements hors normes

La plongeuse porte un équipement de protection hors norme pour éviter les éventuelles blessures sous l'eau : casque de hockey, protège-coudes et protège-tibias.

Son appareillage, qui pèse entre 70 et 100 kilogrammes – selon l’étape qu’elle parcourt –, l’aide à se propulser et à se diriger dans les profondeurs. Mais un bris mécanique a également ralenti sa progression vendredi.

À la surface, une équipe de 25 personnes lui prête main-forte. Et à chaque instant, elle peut compter sur sa coéquipière Marie Josée de Carufel, qui veille à ce qu'elle ne manque de rien.

Nathalie Lasselin doit effectivement s’alimenter avec de la nourriture liquide et faire ses besoins sous l'eau. L’utilisation d’un recycleur lui permet également de récupérer l’air de sa respiration, qui s'ajoute à l'oxygène fourni par des bouteilles.

Avant cet exploit sportif, la Montréalaise avait réussi une première plongée de 21 kilomètres dans le Saint-Laurent, l'été dernier. En plus de séances de musculation, de natation et d'autohypnose, elle a enfilé à maintes reprises sa lourde combinaison pour s’immerger dans le fleuve, et ce, pendant des mois.

Un documentaire immersif à la clé

Celle qui est documentariste, directrice de la photographie et conférencière partagera son expérience dans un documentaire.

Spécialisée dans les tournages sous-marins, Nathalie Lasselin poursuit également sa mission environnementale en effectuant des prélèvements sous l'eau pour évaluer la santé du fleuve.

Environnement