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Sauvetage de migrants en Méditerranée : l'Aquarius reprend la mer

La directrice générale de SOS Méditerranée, Sophie Beau, et le bateau l'Aquarius 2
En raison de sa nouvelle immatriculation, le navire a dû changer de nom pour « Aquarius 2 » Photo: Getty Images / CHRISTOPHE SIMON

Privé de pavillon depuis la décision de Gibraltar de ne plus délivrer au navire d'immatriculation officielle en août dernier, l'Aquarius, coaffrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières pour venir en aide aux migrants tentant de traverser la Méditerranée en provenance de la Libye, s'est tourné vers le Panama pour battre pavillon à nouveau.

Sous le nouveau nom d’« Aquarius 2 », le navire a finalement pu quitter, pour reprendre sa mission en mer, le port de Marseille où il était en escale forcée depuis 19 jours.

La directrice générale de SOS Méditerranée, Sophie Beau, avait qualifié de « manœuvre politicienne » la mesure imposée par Gibraltar.

Ce n’est pas le premier défi auquel doit faire face l’Aquarius cette année. Par deux fois cet été, le navire avait dû attendre en mer, avec à son bord des centaines de migrants rescapés en Méditerranée, avant de trouver un pays l’autorisant à accoster dans un de ses ports.

En juin dernier, c’est l’Espagne qui avait finalement accueilli les 630 migrants secourus par l’Aquarius. Puis, en août, le gouvernement de Malte avait fait volte-face en acceptant l’entrée sur son territoire des 141 migrants secourus par le navire, qui ont ensuite été répartis dans cinq pays européens.

SOS Méditerranée et Médecins sans frontières peuvent donc reprendre leurs opérations de sauvetage face à la Libye, mais aucun mécanisme n'a encore été trouvé pour permettre aux ONG de savoir à l’avance dans quel port débarquer les migrants qu'elles seront amenées à secourir.

« Il y a urgence. Depuis juin, nous avons une très forte recrudescence de la mortalité en mer, », avait averti Sophie Beau le 6 septembre dernier à la veille d'une rencontre à Marseille entre le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel.

Avec les informations de Agence France-Presse

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