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Vivre dans le stationnement pour éviter de payer le loyer

Un homme à casquette et une femme portant des lunettes posent devant une camionnette de type "pick-up" dans un stationnement avec, en arrière-plan, le mur d'un commerce, des arbres et des montagnes.

Kelsey MacDonald (à gauche) et son conjoint Joe Dow (à droite) comptent parmi les campeurs qui séjournent dans le stationnement d'une épicerie de Canmore.

Photo : Radio-Canada / Elizabeth Withey

Radio-Canada

La pittoresque municipalité de Canmore, en Alberta, est aux prises avec une crise du logement incitant certains résidents à troquer leur lit pour un siège de voiture garée derrière l'épicerie et le centre récréatif.

Des douzaines de voitures passent la nuit derrière le Save-On-Foods et le Elevation Place, souvent pendant plusieurs mois, au point où l’une d’entre eux cultive un jardin sur le capot de sa voiture.

Deux boîtes en bois contenant des fines herbes sont déposées sur le capot d'une voiture.

Une campeuse automobile a même érigé un petit jardin sur le capot de sa voiture.

Photo : Radio-Canada / Elizabeth Withey

Fuir l’hypothèque

Ce n’est pas si mal… c’est un endroit comme un autre pour dormir, non? En plus, c’est beau ici!

Joe Dow, campeur automobile

La valeur moyenne d’une propriété à Canmore est de 676 093 $, selon l’agence immobilière CREB, faisant de la ville l’endroit le moins abordable de la province.

Le prix moyen pour la location d’un appartement à une chambre à coucher est de 2000 $ par mois, un prix déraisonnable, selon le charpentier Joe Dow, l’un des campeurs du stationnement.

Tant qu’à avoir une chambre dans une maison… Mon camion est comme une chambre, s’exclame-t-il.

Vains efforts de la Ville

La Ville tente de rendre le logement plus accessible, soutient sa responsable du développement communautaire, Lisa Brown.

La municipalité veut offrir du logement abordable et de l’aide aux plus défavorisés. Entre temps, elle s’assure que les campeurs de fortune se sentent les bienvenus.

Pour ce faire, la réglementation anti-camping n’est pas appliquée et une salle de bain temporaire a été érigée sur le terrain.

Pas d’amélioration en vue

Mme Brown ajoute toutefois que le manque d’espace dans cette région convoitée conduit à une hausse inévitable des prix du logement et elle admet ne voir aucun changement à l’horizon.

Un sondage réalisé par la Ville de Canmore auprès de sa population sans domicile fixe montre que 58 % de ceux qui pérégrinent de logement en logement ont pourtant un emploi à temps plein et que 60 % de ceux qui dorment dans leur voiture sont salariés.

Une rangée de véhicules stationnés avec, en arrière-plan, une montagne et un ciel nuageux.

Quelques douzaines de véhicules peuvent parfois se retrouver dans le stationnement d'une épicerie, et ce, pendant plusieurs mois consécutifs.

Photo : Radio-Canada / Elizabeth Withey

La seule possibilité que voient Joe Dow et sa conjointe, Kelsey MacDonald, est de partager un appartement avec d’autres personnes.

Une possibilité à laquelle le couple refuse de se résigner, préférant le confort du camion.

De plus en plus de gens s’habituent à ce style de vie où on n’a pas grand-chose et on n’est pas de grands consommateurs, pense-t-il.

Choix des villégiateurs

D’autres campeurs veulent simplement visiter les Rocheuses, Canmore et le parc national de Banff en économisant.

Ils en profitent pour faire de l’escalade, comme la touriste japonaise Sayaka Musumoto et son mari. C’est peu coûteux, on se déplace et c’est parfois plus facile que de trouver un hôtel, précise-t-elle.

Pour le Français Noé Taquet, c’était la façon la plus abordable de visiter le Canada. Travailleur étranger, il aime la flexibilité que lui offre ce mode de résidence.

Avec les informations de Rachel Ward

Alberta

Immobilier