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L’Iran estime qu'il reste peu de crédibilité à l'OPEP

Des puits de pétrole.

En fin juin 2016, les pays membres de l'OPEP se sont mis d'accord pour augmenter leur production, après un précédent accord fin 2016 pour limiter leur offre en visant une remontée des prix.

Photo : Getty/David Jones

Agence France-Presse

Il ne reste plus beaucoup de crédibilité au cartel pétrolier de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), certains de ses membres en faisant un outil au service des États-Unis, a déploré un responsable iranien dans une entrevue publiée samedi.

« L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont en train de faire de l'OPEP un outil pour les États-Unis et, par conséquent, il ne reste plus beaucoup de crédibilité à l'Organisation », a déclaré Hossein Kazempour Ardebili, le représentant de l'Iran à l'OPEP, dans une entrevue à l'agence de presse Shana, qui dépend du ministère du Pétrole iranien.

« C'est un fait que l'OPEP perd de sa substance en tant qu'organisation et devient un forum », a-t-il ajouté.

L'OPEP et ses partenaires hors cartel, dont la Russie, s'étaient mis d'accord fin juin pour augmenter leur production, après un précédent accord fin 2016 pour limiter leur offre en visant une remontée des prix. L'Iran, membre fondateur de l'OPEP, s'était opposé à cette décision, prise au moment où le pays fait face à de nouvelles sanctions américaines suite au retrait de Washington de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

M. Ardebili a aussi accusé la Russie et l'Arabie saoudite de prendre le marché en « otage » via la production de pétrole et a estimé que c'était la responsabilité de l'OPEP de restaurer l'équilibre entre l'offre et la demande plutôt que de boycotter ses membres fondateurs.

Le président américain Donald Trump a exigé à plusieurs reprises que le cartel pétrolier augmente sa production et estimé que les autres pays devaient cesser d'acheter du pétrole venant d'Iran ou alors risquer des sanctions américaines.

Cependant, la production pétrolière iranienne a touché ses niveaux les plus bas depuis juillet 2016. De grands clients comme l'Inde ou la Chine ont pris leurs distances avec Téhéran, en raison de sanctions américaines qui pourraient se concrétiser d'ici le 5 novembre, selon l'Agence internationale de l'énergie.

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