•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Envoyé spécial
  • L'après-Florence en trois temps

    Les cinq hommes devant leur camion d'émondage
    Bill Poley et son équipe d'émondeurs Photo: Radio-Canada / Maxime Beauchemin
    Radio-Canada

    Des zones côtières ont été inondées et des demandes de secours d'urgence ont été formulées par des centaines de résidents, mais la tempête tropicale Florence ne semble pas avoir fait en Caroline du Nord les dommages anticipés plus tôt cette semaine.

    Un texte de Philippe Leblanc

    Le gouverneur de l'État, Roy Cooper, demande aux résidents de demeurer vigilants, car le niveau des nombreux plans d'eau et rivières en Caroline du Nord risque de continuer à monter dans les prochains jours. Voici un portrait de ceux qui vivent l'après-Florence.

    Les services d'aide

    MachinerieLa machinerie utilisée par l'équipe de Bill Poley Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin

    Bill Poley et son équipe de 10 émondeurs se mettent enfin au travail dans un quartier de Wilmington, près du centre-ville historique. Ils sont venus du Mississippi pour prêter main-forte aux sinistrés. Ils n'ont pas fermé l'œil de la nuit et sont prêts à travailler durant plusieurs semaines dans la région.

    « On voit des arbres qui sont tombés sur des maisons, des branches partout dans les rues et des fils électriques sectionnés à n'en plus finir, dit-il. Ça fait peur. Notre priorité sera d'émonder les arbres qui empêchent les résidents de rentrer chez eux. On va faire tout ce qu'on peut pour les aider ».

    Il s'attend, comme les autorités de la Caroline du Nord, à ce que l'ampleur de la tâche grandisse au cours des prochains jours.

    « La pluie continue de tomber et le sol est gorgé d'eau, ajoute-t-il, c'est certain que d'autres arbres seront déracinés. Une simple brise suffirait à les faire tomber ».

    Les bons Samaritains

    Les services d'urgence de la Caroline du Nord reçoivent de nombreux appels de citoyens qui souhaitent aider les sinistrés et les évacués dans le besoin. Trae Dilworth arrive du Mississippi. Avec sa conjointe, endormie et bien emmitouflée à l'arrière du camion, et leur fils de 16 ans, ils sont de simples citoyens, déterminés à apporter de l'aide.

    « Je sais ce que c'est que d'être sinistré et de ne plus savoir vers qui se tourner, dit-il. Nous avons été inondés sévèrement il y a deux ans lorsque la rivière Mississippi a débordé. Je voulais venir aider les gens de Wilmington parce que c'est la bonne chose à faire ».

    Trae Dilworth à côté de sa chaloupeTrae Dilworth Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin

    Trae Dilworth a fait le plein de provisions avant de partir de chez lui. Il a apporté des vivres, des caisses d'eau embouteillée, des bidons d'essence, des outils, une scie mécanique et du matériel de premiers soins. Et surtout, il a traîné sa chaloupe. Il a l'intention de circuler sur l'important réseau de rivières de la région.

    « Certaines personnes sont peut-être prisonnières de l'eau chez elles, avec un cellulaire complètement mort, précise-t-il. Si ces gens ne peuvent pas appeler à l'aide, j'irai les trouver ».

    Les sinistrés

    À Wilmington, Ann Daner discute sur un banc de parc devant l'école primaire Codington, transformée en refuge pour 120 évacués. Elle dort ici depuis mercredi et elle commence à trouver l'ambiance lourde.

    « C'est difficile, avoue-t-elle. Nous sommes plusieurs inconnus ensemble depuis quelques jours ».

    Elle ne sait pas encore quand elle pourra rentrer chez elle, ni dans quel état elle retrouvera sa maison. Comme presque partout à Wilmington, sa maison est dans le noir. Le courant ne pourrait être rétabli que dans quelques jours. Ann Daner ne croit pas que sa résidence ait été inondée, du moins elle l'espère.

    Philippe Leblanc est envoyé spécial de Radio-Canada en Caroline du Nord. Il est accompagné du caméraman-monteur Maxime Beauchemin.

    Incidents et catastrophes naturelles

    International