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Washington envisage d'envoyer plus d'armes en Ukraine

Un soldat monte la garde sur les ruines d'un bâtiment où flotte un drapeau.
Les tensions sont toujours vives dans l'Est ukrainien, entre troupes prorusses et l'armée ukrainienne. Photo: Reuters / Alexander Ermochenko
Radio-Canada

L'envoyé spécial américain en Ukraine a indiqué samedi que Washington pourrait fournir plus d'armes afin de combattre les séparatistes prorusses dans l'est du pays.

Cette annonce survient après que le président américain Donald Trump a décidé d’envoyer plus de 200 missiles antichars Javelin, une mesure en totale opposition à la politique de son prédécesseur, Barack Obama, qui refusait toute aide militaire à l’Ukraine.

Kurt Volker, l’envoyé américain, a annoncé aux journalistes à Kiev que l’Ukraine a amélioré ses capacités de défense au cours des dernières années, mais « qu’il y a encore des trous » et que « où il y a ces trous, nous sommes prêts à discuter avec l’Ukraine de ses besoins. Ils peuvent nous acheter du matériel à l'aide de nos ventes militaires étrangères. »

M. Volker a indiqué que les États-Unis sont préoccupés par l’augmentation des opérations navales russes dans la Mer d’Azov, qui borde l’Ukraine, la Russie et la péninsule de Crimée, que Moscou a annexée de force en 2014.

« Nous n’acceptons pas les revendications territoriales russes dans l’eau. Nous croyons que la présence militaire russe est devenue une provocation, une démarche agressive et nous sommes très préoccupés [par la situation] », a-t-il expliqué.

Élections « illégitimes »

Les rebelles séparatistes dans l’est de l’Ukraine ont longtemps menacé le port de Marioupol, qui donne sur la mer d’Azov.

S’ils arrivaient à prendre le contrôle de la ville, il s’agirait d’une étape importante afin d’établir un corridor terrestre entre la Crimée et la Russie.

M. Volker a aussi critiqué les élections annoncées par les chefs séparatistes qui sont prévues pour le mois de novembre dans deux régions.

L’envoyé spécial a qualifié l’exercice de « complètement illégitime ».

Il s’en est également pris à la résistance dont fait preuve la Russie face à l’idée de déployer une mission de paix des Nations unies dans l’est de l’Ukraine.

Plus de 10 000 personnes sont mortes dans des affrontements dans cette région depuis le début de la crise en 2014.

« La Russie insiste pour que les négociations soient faites directement avec des intermédiaires qui défendent ses intérêts », estime M. Volker. « En fait, c’est la Russie qui décide [dans l’est de l’Ukraine]. »

L'Ukraine, déchirée entre l'Est et l'Ouest. Notre dossier
Avec les informations de Associated Press

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