•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Boris Johnson n'a rien contre Theresa May, mais critique son plan de Brexit

Un homme assis en complet cravate regarde une femme à ses côtés qui parle.

Boris Johnson aux côtés de la première ministre Theresa May, le lundi 12 juin 2017. Il était alors ministre des Affaires étrangères.

Photo : Reuters / Leon Neal/Pool

Reuters

Boris Johnson, champion des « Brexiters » au sein du Parti conservateur, n'a rien contre Theresa May, il ne s'oppose qu'à son plan de sortie de l'Union européenne, rapporte samedi le Daily Telegraph sur fond de contestation grandissante de la première ministre britannique.

Deux mois après avoir démissionné avec fracas pour dénoncer le projet présenté début juillet après une réunion à Chequers, la maison de campagne des premiers ministres britanniques, et une semaine après avoir comparé ce plan à une « ceinture d'explosifs », l'ex-ministre des Affaires étrangères assure qu'il ne réclame que l'abandon du texte, pas le départ de May.

« Ce n'est pas une question de leadership, c'est une question de politique. Il ne s'agit pas de changer de premier ministre, mais de jeter [le plan de] Chequers à la poubelle », a déclaré Boris Johnson au Daily Telegraph lors d'un déplacement à Washington.

L'ancien maire de Londres, que les preneurs de paris placent au premier rang des favoris pour succéder à Theresa May, rejoint ainsi la ligne affichée au cours de la semaine écoulée par les eurosceptiques du Parti conservateur, très remontés contre le plan de Chequers, qui prévoit le maintien de liens commerciaux étroits avec l'Union européenne, tout en démentant vouloir évincer la première ministre.

Si le Parlement rejette le plan de Chequers, Theresa May risque d'être renversée, de nouvelles élections législatives pourraient être organisées et peut-être même un nouveau référendum sur le Brexit.

Le casse-tête est d'autant plus compliqué pour la première ministre que le Parti travailliste a prévenu vendredi qu'il voterait contre tout accord de sortie de l'Union européenne.

Le Brexit doit intervenir le 29 mars 2019 à minuit (heure de Londres), mais Londres et Bruxelles ne se sont pas encore entendus sur un accord de sortie de la Grande-Bretagne.

International