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Le PLQ veut la gratuité pour certaines formations à temps partiel

Philippe Couillard en point de presse devant le port de Québec.
Philippe Couillard a dévoilé son plan pour améliorer la formation professionnelle à Québec. Photo: Radio-Canada / Jérôme Labbé

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a présenté samedi son plan pour adapter la formation des travailleurs aux besoins de main-d'œuvre de la province, une stratégie qui comprend notamment la gratuité pour les étudiants inscrits à temps partiel à certains cours professionnels ou techniques et dont l'expertise est en demande.

Un texte de Yannick Donahue

Le parti compte ainsi accroître l’accessibilité aux formations professionnelles et techniques et, du même coup, s'attaquer à la pénurie de main-d'œuvre, qu'il considère comme le principal défi économique de la province.

Pour ce faire, il veut offrir gratuitement la formation professionnelle à temps partiel dans des « secteurs priorisés par les milieux ». En ce moment, l’enseignement au niveau professionnel est seulement gratuit pour les étudiants inscrits à temps plein, soit plus de 15 heures par semaine.

De plus, le PLQ promet d’abolir les droits de scolarité pour l’ensemble des étudiants inscrits dans une formation technique à temps partiel dans le cadre d’études collégiales. Cette formation est présentement gratuite pour les étudiants qui suivent plus de 12 heures de cours par semaine.

La gratuité concerne toutefois seulement les droits de scolarité, les étudiants devront donc payer les frais administratifs et afférents imposés par les cégeps. À l'heure actuelle, il coûte aux étudiants inscrits au cégep à une formation technique à temps partiel environ 360 $ par session.

« On cible la compétence technique. Ce qu’on cible essentiellement, c’est de répondre au problème de pénurie de main-d’œuvre », a précisé M. Couillard en conférence de presse à la Corporation des pilotes du Saint-Laurent, à Québec.

Tout en se disant généralement favorable aux promesses libérales, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a soulevé plusieurs inquiétudes. « Il faut rappeler que nos cégeps ne sont pas au service des entreprises et que leur mission demeure celle de former des citoyens, avant de former des travailleurs », a souligné Fred-William Mireault, président de la FECQ.

En outre, M. Couillard chiffre son engagement total à 92 millions de dollars.

Plus de programmes

La formation politique souhaite également favoriser l’ouverture de programmes en formation professionnelle et technique pour répondre aux besoins régionaux de main-d’œuvre.

Pour ce faire, elle propose trois mesures. D’abord, ouvrir davantage de petites cohortes en formation professionnelle. Ensuite, adapter les programmes en formation professionnelle aux besoins des régions.

Finalement, offrir 40 programmes professionnels supplémentaires sur le modèle de formation en entreprise d'ici quatre ans et augmenter l’alternance travail-études en formation technique.

Ce plan de formation adaptée figure dans la stratégie du parti pour pallier la pénurie de main-d’œuvre dans la province, qui repose sur quatre grands axes : l’éducation, l’automatisation, l’immigration et la participation au marché du travail.

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