•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Parcs Canada observe les baleines jusque dans leur garde-manger

Le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent est un endroit propice à l'observation de mammifères marins.
Le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent est un endroit propice à l'observation de mammifères marins. Photo: Radio-Canada / Benoît Jobin

Le spectacle est souvent magnifique sur le fleuve Saint-Laurent. Mais aux yeux des scientifiques de Parcs Canada, ce qui se passe sous l'eau est tout aussi intéressant.

À bord de L'Alliance, des chercheurs font le lien entre la présence des mammifères marins et leurs proies dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.

C'est avec un échosondeur que l'on peut repérer les espèces que mangent les baleines dans l'estuaire et mesurer la densité de leur nourriture.

Nadia Ménard est écologiste dans le parc marin du Saguenay-Saint-LaurentNadia Ménard est écologiste au parc marin du Saguenay-Saint-Laurent Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Les baleines, lorsqu'elles viennent ici, il n'y a rien de garanti. C'est pas quelque chose qui est offert, là, comme un grand banquet.

Nadia Ménard, écologiste, parc marin du Saguenay-Saint-Laurent

Parcs Canada fait le suivi des proies des baleines à l'aide d'un échosondeur depuis 2009.

L'appareil envoie des sons de faible densité, le son rebondit sur les obstacles, dont le fond marin, mais il va également révéler la présence d'un banc de poissons.

Il y a très peu d'eau ici, alors qu'il y a 300 mètres d'eau par là. Donc ça, ça va favoriser la concentration de nourriture, selon l'agent de gestion des ressources Samuel Turgeon.

Samuel Turgeon est un agent de gestion des ressources dans le parc marin Saguenay-Saint-LaurentSamuel Turgeon, agent de gestion des ressources, parc marin Saguenay-Saint-Laurent Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Un point comme ici, le seuil, bien, à la marée montante, la nourriture va se concentrer beaucoup ici.

Samuel Turgeon, agent de gestion des ressources, parc marin du Saguenay-Saint-Laurent

Les proies sont identifiées en fonction de leur densité, et de retour au bureau, les scientifiques confirment de quelles espèces il s'agit.

Le capelan, le lançon, ce sont des petits poissons pélagiques, indique Nadia Ménard. Les gens connaissent aussi beaucoup le hareng, parce qu'on le vend en poissonnerie. Donc ça fait partie de la nourriture de certaines espèces de baleines. Mais aussi il y a du krill, qui est la nourriture exclusive du rorqual bleu.

La sonde fournit une imagerie des profondeurs, ce qui permet de détecter les bancs de poissons qui sont la proie des baleines.La sonde fournit une imagerie des profondeurs et détecte les bancs de poissons qui sont la proie des baleines. Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

L'équipe fait de 20 à 30 sorties en mer chaque été. L'Alliance refait toujours les mêmes trajets pour obtenir des données comparatives.

Deux observateurs sont aussi en place sur le pont supérieur. L'un s'intéresse aux oiseaux, l'autre aux mammifères marins qu'ils croisent pendant la sortie en mer.

Une sonde en mer permet de détecter la densité des bancs de poisson dont se nourrit la baleine.Une sonde en mer permet de détecter la densité des bancs de poisson dont se nourrit la baleine Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Le suivi des proies permet de mieux comprendre quel type de mammifère marin se retrouve dans l'estuaire.

En près de 10 ans d'observation, les scientifiques n'ont pas détecté de cycle précis.

Le Saint-Laurent étant un milieu dynamique, la présence de nourriture peut y varier énormément en peu de temps.

Le bateau L'Alliance permet aux chercheurs de Parcs Canada d'effectuer des travaux dans le parc marin du Saguenay-Saint-LaurentL'Alliance permet aux chercheurs de Parcs Canada d'effectuer des travaux dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Quand il y a des baleines, souvent, c'est une bonne indication qu'il y a de la nourriture. Sont pas mal meilleures que nous pour la trouver.

Samuel Turgeon, agent de gestion des ressources, parc marin du Saguenay-Saint-Laurent

Les données recueillies dans le cadre du projet ont permis de mettre en place des mesures de préservation du milieu marin.

L'objectif final demeure la conservation des différents écosystèmes du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.

D'après le reportage de Marlène Joseph-Blais

Côte-Nord

Protection des espèces