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Échange d’Erik Karlsson : un départ sur fond d’incertitude

Erik Karlsson salue les caméras en se tenant derrière un trophée.
Erik Karlsson lorsqu'il a remporté, pour la deuxième fois, le trophée Noris (archives). Photo: Associated Press / John Locher
Radio-Canada

Alors que l'échange du capitaine des Sénateurs d'Ottawa, Erik Karlsson, sème l'émoi chez les partisans, il soulève également l'incertitude chez des gens d'affaires qui dépendent en partie du hockey pour gagner leur pain.

Le doute est particulièrement présent chez les tenanciers de bars qui diffusent les matchs des Sénateurs. Certains craignent que les performances de l’équipe continuent de se détériorer avec le départ du capitaine et que, conséquemment, les amateurs de hockey ne soient plus au rendez-vous pour regarder les matchs.

C’est inquiétant. Une bonne portion de nos affaires pendant l’hiver est liée aux gens qui viennent regarder les matchs. S’ils ne sont pas intéressés, ça va faire mal, redoute le propriétaire du pub Lieutenant's Pump, John Course.

D’autres sont plus optimistes et pensent que le départ d’un joueur étoile n’est pas garant d’une baisse de régime chez les Sénateurs, même dans le cas d’un athlète de la trempe de Karlsson.

Je pense que les gens vont continuer de venir voir les matchs s’ils sont de vrais amateurs des Sens. Je ne pense pas que ça va vraiment toucher les affaires. Je crois que ça dépend de comment ils jouent cette saison, estime la gérante du pub St-Louis, Amanda Pilkington.

Quel avenir pour les Sénateurs?

Que Karlsson fasse partie de l’alignement ou non, l’organisation des Sénateurs a du pain sur la planche pour se remettre d’une dernière année particulièrement éprouvante. La formation n’a remporté que 28 de ses 82 matchs l’an dernier, ce qui lui a valu l’avant-dernière place au classement général.

Les choses n’étaient guère mieux en dehors de la glace : la vente de billets a été catastrophique et le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk, a attisé la colère des partisans en évoquant le possible déménagement de l’équipe.

M. Melnyk parle à un micro devant un logo des Sénateurs d'Ottawa.Le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

M. Melnyk et le commissaire de la Ligue nationale de hockey, Gary Bettman, ont même dû clarifier le fait que les Sénateurs étaient à Ottawa pour de bon, tellement le lien de confiance avec les amateurs de hockey de la capitale nationale a été mis à mal.

Qui plus est, le contrat pour un éventuel projet d’aréna au centre-ville, si cher au maire Jim Watson, n’est toujours pas signé. M. Watson aimerait rassurer les Ottaviens mordus de hockey, mais le doute persiste.

J’espère que c’est la fin de[s] problème[s], parce qu’il faut que la communauté appuie l’équipe, parce qu’il y a le risque que M. Melnyk vend [les Sénateurs] ou que l’équipe déménage, laisse sous-entendre le maire sortant.

Avec les informations de Roxane Léouzon

Économie