•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le nouveau parti de Maxime Bernier laisse sceptique en Beauce

Gros plan du visage de Maxime Bernier
Maxime Bernier, député de la Beauce Photo: La Presse canadienne / Justin Tang
Radio-Canada

La création d'un nouveau parti de droite par le député de Beauce, Maxime Bernier, est accueillie avec un certain scepticisme dans sa circonscription, où plusieurs mettent en doute ses chances de réussite.

« On m’en parle beaucoup puis je serais assez surpris que ça soit si populaire que ça en Beauce », indique le maire de Saint-Georges, Claude Morin, en entrevue à Radio-Canada.

Selon lui, les électeurs de la Beauce n’approuvent pas la façon dont leur député a claqué la porte du Parti conservateur du Canada, le 23 août, un an à peine après être passé près d’en devenir le chef.

« Les gens, ils disent : "Écoutez, s’il avait voulu être chef, il aurait pu attendre puis devenir éventuellement le chef du Parti conservateur". Et puis, la façon qu’il agit là, c’est un peu trop rapide », confie Claude Morin.

Le maire de Saint-Georges va jusqu’à remettre en question les chances du député de Beauce d’être réélu, et ce, même s’il a recueilli près de 60 % des suffrages lors de l’élection générale de 2015.

Des agriculteurs en colère

Les attaques répétées de Maxime Bernier contre le système de gestion de l’offre l’ont rendu impopulaire auprès de certains agriculteurs.

Bertrand Boutin, un producteur laitier qui a déjà présidé le Syndicat de l'Union des producteurs agricoles de Beauce-Sartigan, reproche à l’ancien député conservateur d’avoir trahi ses électeurs.

« Maxime, il nous a traités d’illettrés économiques, il a traité notre organisation de mise en marché du sirop d’érable de mafia, il a traité son parti de corrompu. Imaginez-vous! », s’insurge-t-il.

L’agriculteur promet de s’opposer fermement à la réélection de Maxime Bernier et se dit même prêt à faire du porte-à-porte « s’il le faut ».

« On ne peut pas élire un homme qui nous a trahis de cette façon-là. C’est impossible », insiste Bertrand Boutin.

Avec la collaboration d’Alexandra Duval

Québec

Politique fédérale