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La collecte de données n’aurait pas permis de détecter les meurtres d’Elizabeth Wettlaufer

Deux femmes âgées marchent dans un corridor d'un centre.
Selon l'étude, le taux de mortalité était anormalement élevé dans 22 résidences. Photo: Radio-Canada

Après qu'Elizabeth Wettlaufer ait admis avoir tué huit de ses patients, le ministère des Soins de longue durée de la province a confié à l'équipe du statisticien Michael Hillmer la tâche de vérifier si les données que possède la province auraient pu permettre d'arrêter la meurtrière plus tôt. Ses conclusions démontrent que non.

Un texte de Katherine Brulotte

En utilisant plus de 600 facteurs colligés sur l’âge, l’état de santé et les circonstances de vie des patients, trois modèles statistiques ont été créés pour prévoir le nombre de décès à survenir dans chacun des 630 foyers de soins de longue durée de l’Ontario.

Le système le plus efficace a estimé qu’environ 20 % des résidents actifs des soins de longue durée allaient perdre la vie en 2015-2016.

Des données qui se sont avérées presque exactes.

Soins de longue durée de l’Ontario (2015-2016)

  • 107 373 clients
  • 21 074 décès
  • Taux de mortalité de 19,6 %

Source : ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario

L’équipe a ensuite établi un seuil au-delà duquel le taux de mortalité devrait être une préoccupation.

Vingt-deux résidences ont été identifiées comme ayant un taux de mortalité anormalement élevé, atteignant jusqu’à 65 %.

Le statisticien livre son témoignage à TorontoLe statisticien Michael Hillmer est le dernier à témoigner à l'enquête publique Photo : images: Enquête publique sur la sécurité des résidents des foyers de soins de longue durée de l'Ontario

Michael Hillmer souligne toutefois que ces données ne permettent pas de comprendre ce qui a provoqué ce nombre élevé de décès.

Ce n’est qu’une première étape, il faut ensuite poser beaucoup plus de questions.

Michael Hillmer, statisticien

Il souligne que plusieurs facteurs, comme une éclosion de virus par exemple, pourraient être des explications justifiées.

M. Hillmer note également que le centre de soins Carressant Care ne se serait pas retrouvé parmi ces centres considérés à risques pendant la période au cours de laquelle Elizabeth Wettlaufer y a commis 7 de ses 8 meurtres.

Ce témoignage était le dernier des audiences publiques qui doivent se terminer à St-Thomas à la fin du mois.

Toronto

Crimes et délits