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Le prédateur sexuel Robert Laramée restera encore un an en centre correctionnel

L'inscription « Palais de justice » sur un muret.
La Commission conclut qu’il vaut mieux prolonger d'un an le maintien de Robert Laramée en centre correctionnel communautaire afin d'assurer la protection du public. Photo: Radio-Canada / Charles Contant
Radio-Canada

Robert Laramée, qui a fini en 2016 de purger sa peine de pénitencier pour voies de fait sur deux ex-conjointes et séquestration de celles-ci, devra passer encore un an dans un centre correctionnel communautaire. Jugeant qu'il est encore à risque de récidive, la Commission des libérations conditionnelles prolonge ainsi cette mesure qu'elle lui avait imposée à sa sortie de prison.

Un texte d'Isabelle Richer

À 55 ans, Robert Laramée a une longue feuille de route de crimes sexuels et de violence, mais il est surtout connu pour être un suspect dans le meurtre de la petite Jolène Riendeau, disparue en 1999. Ses ossements ont été découverts en 2011 à L'Île-des-Soeurs.

Lorsque le tribunal lui a infligé une peine de 39 mois de prison, en juin 2013, il l'a aussi désigné comme délinquant à contrôler pour une période de 10 ans. Robert Laramée est donc soumis à l'autorité des services correctionnels jusqu'en 2026.

Il réside donc dans un centre correctionnel, duquel il est libre de sortir le jour, mais où il doit rentrer tous les soirs. À ce centre, une équipe lui offre des thérapies, un encadrement et un suivi pour gérer ses problèmes de comportement.

Les commissaires notent dans leur décision que son « comportement a été problématique à plusieurs niveaux ».

La libération conditionnelle suspendue trois fois

Le délinquant a d'abord adopté un comportement contrôlant et harcelant à l'endroit de son agente de libération conditionnelle, ce qui lui a valu une première suspension de sa libération conditionnelle en 2016 puis une deuxième en 2017. On a recommandé que sa médication soit ajustée pour stabiliser son anxiété.

Puis en février 2018, une nouvelle suspension lui a été imposée après une dispute avec son cochambreur pour une question d'argent.

Depuis, Robert Laramée est de retour en centre correctionnel communautaire où les professionnels qui l'encadrent ont noté « une légère diminution dans [ses] comportements harcelants envers [son] agente [...] mais ils persistent toujours ».

De plus, l'équipe déplore le faible investissement du délinquant dans son suivi psychologique. Bien qu'il participe aux activités de réintégration dans la société, il lui reste beaucoup de travail à accomplir.

La Commission conclut donc que, malgré le soutien offert à Robert Laramée, chez qui les psychiatres ont diagnostiqué un trouble de la personnalité limite et une paraphilie de type sadisme sexuel, il vaut mieux prolonger d'un an son maintien en centre correctionnel communautaire afin d'assurer la protection du public.

Robert Laramée, qui était un voisin de la famille Riendeau à Pointe-Saint-Charles, a toujours nié son implication dans le meurtre de la petite Jolène.

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