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Une journée dans la campagne de Mathieu Quenum, candidat de la CAQ

Mathieu Quenum, candidat de la CAQ dans Matane-Matapédia
Mathieu Quenum, candidat de la CAQ dans Matane-Matapédia Photo: Radio-Canada / Joane Bérubé
Radio-Canada

La circonscription de Matane-Matapédia regroupe trois MRC. Près de 46 000 électeurs, dans 45 municipalités, sur un territoire de 14 000 km2. Y faire une campagne électorale exige du temps, des déplacements et une bonne dose de conviction.

Mercredi 12 septembre, une journée dans la campagne de Mathieu Quénum, candidat de la Coalition avenir Québec.

Un texte de Joane Bérubé

1- Au restaurant

Mathieu Quenum, candidat de la CAQMathieu Quenum remet son dépliant à la serveuse du restaurant Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Le rendez-vous est à 7 h. Mathieu Quenum est légèrement en retard. Il s’est trompé de chemin. Il apprend à connaître la ville.

Au restaurant, il distribue son dépliant.

Sa décision de se lancer en politique est arrivée tardivement.

Depuis deux semaines, ce père de trois enfants vit seul à Matane dans un appartement loué pour la campagne électorale. Originaire du Bénin, il vit à Québec. Tous les matins, il parle par Skype avec sa femme et ses enfants. Puis, il revoit son agenda et fait quelques exercices.

Ordinairement, il se rend à son bureau de campagne vers 7 h 30. Il y a beaucoup à faire, constate-t-il.

2. Rendez-vous décalé

Le candidat Mathieu Quenum discute avec une électrice dans une salle d'attenteDistributions de dépliants dans les salles d'attente de médecins Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

La journée devait commencer par une rencontre avec des aînés au centre communautaire Relais Santé.

Une conférence est en cours. La directrice du centre l’invite à revenir un peu plus tard.

L’équipe de campagne a prévu visiter le Groupe de médecine familiale. Peu de gens attendent dans les salles d’attente. Mathieu Quenum distribue son dépliant et reconnaît que la partie ne sera pas facile dans Matane-Matapédia. Il faut convaincre les gens de ne plus voter pour l’opposition, dit-il.

De plus, croit-il, son parti est plutôt méconnu dans la région où il n’est pas vraiment enraciné. C’est un parti qui doit faire ses preuves, fait-il valoir.

3. Une petite équipe

Mathieu Quenum dans son bureau électoralLe candidat profite d'un peu de répit pour répondre aux courriels Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Le détour au local est le bienvenu. Il en profitera pour répondre à des courriels et discuter de l’agenda avec ses collaborateurs.

Néophyte en politique, il doit s’habituer aux communications avec le parti. C’est une mécanique qu’on doit apprivoiser, note le candidat. Les bénévoles ne sont pas très nombreux et plusieurs ont un emploi ailleurs.

La circonscription est grande et l’équipe dispersée, ajoute-t-il.

4. Retour en politique

Louise Boulay, directrice de la campagne de la Coalition avenir Québec dans Matane-MatapédiaLouise Boulay a accepté d'être la directrice de campagne ce qui veut dire beaucoup lorsque les bras manquent. Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Le candidat de la CAQ peut par contre compter sur l’expérience de quelques vétérans.

Arrière-petite-fille de députée, Louise Boulay, de Sayabec, a pris la direction de la campagne. Elle a milité dans d’autres formations et participé à bien d’autres campagnes.

C’est le passage de Marguerite Blais à la CAQ qui l’a motivé à s’impliquer dans la campagne. Elle planifie pour le candidat plusieurs visites dans des résidences pour personnes âgées.

Mathieu Quenum croit que le Québec devrait valoriser ses aînés. Il faut, croit-il, favoriser les échanges entre les jeunes et les aînés.

5. La couleur du cœur

Mathieu Quenum, debout, devant deux personnes assisesMathieu Quenum fait le tour des personnes qui sont toujours à Relais Santé. M. Lepage explique à Mme Simard que M. Quenum est le candidat du parti de François Legault Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Retour au centre Relais Santé. Une jeune femme l’aborde à l’entrée. Félicitations, Monsieur, pour votre courage. Je ne voterai pas pour vous, mais je vous admire!

Mais pour rencontrer des aînés, il est presque trop tard.

La conférence est terminée plus tôt que prévu et la salle s’est vidée. Il reste quelques personnes à qui il donne son dépliant. Une dame lui dit : On ne vous connaît pas.

La dame le regarde à nouveau et rit. Bon, ben ce n’est pas la couleur qui compte, mais le cœur! La conversation s’engage.

6. La santé

Mathieu Quenum remet ses dépliants à des syndiqués de l'APTSRencontre des syndiqués de l'APTS devant l'hôpital de Matane Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Des syndiqués de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) avaient choisi cette journée pour se faire entendre.

Sur l'heure du midi, la discussion s’engage avec les représentants syndicaux et des travailleurs.

L’agronome de formation pose des questions, s’informe.

Mathieu Quenum tente de se rendre à la cafétéria de l’hôpital pour y faire une petite tournée. Peine perdue. Le responsable de la sécurité est déjà parti manger.

Le prochain rendez-vous est à l’hôpital de Mont-Joli pour une autre manifestation de l’APTS.

7. Second rendez-vous raté

Assis, Mathieu Quenum consulte son téléphone Mathieu Quenum attend la responsable de la sécurité à l'hôpital de Mont-Joli Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Les distances sont un élément à apprivoiser. Il faut 45 minutes pour se rendre à Mont-Joli. La rencontre de l’APTS est maintenant terminée.

Afin de n’être pas venu pour rien, le candidat demande tout de même à rencontrer la responsable pour lui demander la permission de revenir. Accordé.

L’heure du lunch est passée, mais peut-être qu’une virée dans un restaurant comme Tim Horton’s permettait de rencontrer d’autres électeurs.

Ce n’est pas prévu à l’agenda, tranche le bureau de campagne. Il faut partir pour une rencontre à 15 h, à Matane.

8. Au foyer Béatrice

Une dame âgée avec un dépliant de la CAQ dans les mainsUne dame regarde le dépliant que vient de lui remettre le candidat de la CAQ Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

La propriétaire du foyer attendait le candidat. Ses pensionnaires, un peu, mais visiblement pas trop. Ils sont tous assis dans le salon, sauf un qui est sorti.

Après la distribution de son dépliant, Mathieu Quenum se présente et expose les idées de son parti. Une des pensionnaires pose quelques questions, mais la conversation meurt vite.

La propriétaire a au contraire envie de jaser. Les maisons comme celle-ci, dit la dame, ferment les unes après les autres.

Pourtant ce n’est pas la clientèle qui manque, je reçois des appels toutes les semaines, assure-t-elle. Les problèmes de financement, les règles du Code du bâtiment, le manque de soutien pour des réparations, la liste des difficultés est longue. Et on ne parle que des CHSLD, déplore-t-elle.

9. Collaboration

Le candidat demande à la propriétaire du foyer de le prendre en photoLe candidat demande à la propriétaire du foyer de le prendre en photo Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Comme ses adversaires, Mathieu Quenum pense aussi à sa page Facebook.

C’est la propriétaire du foyer qui prendra la photo du jour.

Le candidat retourne au local pour faire le point sur ses visites, mais aussi pour parler avec la responsable des communications qui s’occupe en plus des candidats de Gaspé, de Bonaventure et de Rimouski.

10. Porte à porte

Deux personnes marchent dans un corridorLouise Boulay accompagne le candidat dans sa tournée des immeubles Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

La rencontre avec les électeurs est importante, souligne le candidat de la CAQ.

En fin de journée, il est prévu qu’il visite les appartements de l’Office municipal d’habitation situés au coin des rues Saint-Pierre et Fraser, à Matane.

Il est 17 h. Peu de gens sont chez eux. Coup de chance, la seule personne qui ouvre la porte dans le premier immeuble visité est une partisane. Elle votera pour François Legault. C’est le mien, dit-elle.

La journée n’est pas finie. Il reste encore des mains à serrer et une campagne à planifier.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Politique provinciale