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« Le film est conçu comme une chanson pop » - Sébastien Pilote

Le réalisateur Sébastien Pilote est de retour avec un troisième long-métrage, La disparition des lucioles. Après Le Vendeur et Le démantèlement, le Saguenéen signe son film le plus léger et accessible à ce jour.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le réalisateur Sébastien Pilote est de retour avec un troisième long-métrage, La disparition des lucioles qu'il a présenté cette année au TIFF. Après Le Vendeur et Le démantèlement, le Saguenéen signe son film le plus léger et accessible à ce jour.

Un texte de Claudia Hébert

En rencontre, le réalisateur dit que le film est conçu comme une chanson pop. Mes autres films, c’était plutôt comme des quatuors à cordes… là, j’avais le goût d’écrire plus comme une chanson. Quelque chose avec une structure qui emprunte plus des motifs au cinéma populaire.

Pilote filme encore une fois sa région natale, le Saguenay, mais y met cette fois en scène non pas un homme en fin de parcours, comme dans ses films précédents, mais plutôt une adolescente Léonie, interprétée par Karelle Tremblay.

Léonie est une jeune fille qui termine ses études secondaires et se cherche un emploi pour l’été. Le futur? Elle préfère ne pas y penser. Entre son père qu’elle adore, syndicaliste en exil dans le Nord, et son beau-père animateur de radio populiste qu’elle méprise, Léonie observe le monde et les gens autour d’elle avec un certain cynisme, mais sans se lier avec qui que ce soit.

« Ce que j’avais le goût de faire, c’était de décrire mon état psychologique, mon sentiment, comment je me sens, moi, dans la société d’aujourd’hui. »

— Une citation de  Sébastien Pilote, réalisateur

Je me sens parfois orphelin quand il y a une polarisation des discours et des idées politiques; d’un côté avec le populisme de droite et de l’autre avec une gauche qu’on idéalise… Et j’ai peut-être transposé ça dans un personnage d’une jeune adolescente, raconte Sébastien Pilote.

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Karelle Tremblay joue le rôle de Léo dans le film La disparition des lucioles.

Photo : Radio-Canada

Sans affinités, ni avec les jeunes de son âge, ni avec les adultes qui l’entourent, Léonie est une solitaire qui ne cache pas son dédain pour ceux qui l’entourent. Le cinéaste et son actrice ont créé le personnage d’une jeune fille attachante, qui pourtant met son entourage au défi.

C’est drôle parce qu’il y a une madame après la projection au Festival de Karlovy Vary qui m’a demandé si dans la vie j’haïssais tout le monde comme dans le film!, dit Karelle Tremblay en rigolant.

Une amitié improbable

Pourtant, au cours du film l’adolescente laissera quelqu’un entrer dans sa vie en forgeant une amitié improbable avec Steve, un trentenaire sans ambition qui enseigne la guitare dans le sous-sol de sa mère.

S’achetant un instrument pour pouvoir ainsi s'immiscer dans la vie de son nouveau sujet d’étude en suivant des cours avec lui, Léonie est pourtant claire : son intérêt est volatile et ne dure habituellement qu’un mois!

En pointant vers la baie qui borde sa ville, Léonie présente à Steve les deux points de vue possibles : dans un sens, on peut voir une ouverture sur le monde; dans l’autre, ils sont dans un cul-de-sac.

Dans La disparition des lucioles, le spectateur oscille entre les deux positions, avec une situation sociale qui paraît parfois sans issue, mais avec une héroïne qui est sur le point de peut-être prendre son envol et d’aller voir au-delà des frontières du monde trop étroit qui est le sien.

Où voir le film :

La disparition des lucioles est présenté au Cinéfest Sudbury.

Le film prend également l’affiche au Québec le 21 septembre 2018.

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