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Retard du train léger : son constructeur refuse de dévoiler publiquement ses plans

De nombreux échafaudages près des rails.
De nombreux échafaudages sont visibles à la station souterraine Rideau. Photo: Ville d'Ottawa
CBC

Le consortium responsable de la construction du train léger d'Ottawa, évaluée à 2,1 milliards de dollars, refuse de rendre publics ses plans pour la finalisation du projet. Et le maire Jim Watson n'appuie pas la requête de certains conseillers municipaux qui désirent parler directement aux représentants du Groupe de transport Rideau (GTR) à ce sujet.

Plutôt cette semaine, il a été révélé que le GTR ne respectera pas son échéance du 2 novembre. Cette annonce a stupéfié plusieurs conseillers municipaux, dont le président de la Commission du transport en commun, Stephen Blais, qui a demandé pourquoi on ne leur avait rien dit plus tôt.

Les conseillers ont appris le retard — le deuxième cette année — lors d'une rencontre du Comité des finances et du développement économique, par l'entremise du patron d'OC Transpo, John Manconi. Personne du GTR n'était là pour répondre aux questions.

Une lettre gardée privée

Le Groupe de transport Rideau, formé par les sociétés internationales SNC Lavalin et Dragados, a informé les fonctionnaires municipaux, la semaine dernière, qu'il ne pourrait pas respecter l'échéance du 2 novembre à moins d'écarter certaines exigences contractuelles. M. Manconi a affirmé aux conseillers municipaux qu'il a rejeté cette proposition.

Vendredi dernier, le GTR, a envoyé une lettre à la Ville d'Ottawa décrivant un nouveau plan pour compléter le réseau de train léger d'ici le 30 novembre. Lundi, les journalistes ont demandé à voir cette lettre. M. Manconi et l'avocat de la Ville, Rick O'Connor, ont accepté.

Toutefois, en vertu du contrat, la Ville d’Ottawa avait besoin de l'autorisation du GTR pour publier la lettre. Le consortium a refusé.

Nous avons demandé au GTR si nous pouvions divulguer la lettre et ils nous ont informés qu'il s'agissait de renseignements confidentiels et qu'ils ne pouvaient être divulgués aux termes de l'entente de projet, a écrit M. O'Connor dans un courriel.

Les multiples demandes adressées au GTR sont toutes restées lettre morte. CBC/Radio-Canada a déposé une demande d'accès à l'information pour obtenir le document. Les conseillers municipaux n'ont pas eu accès à la lettre non plus.

Le maire Watson n'appellera pas le GTR au conseil

Le maire a dit que la Ville signe des milliers de contrats avec des consortiums privés et que, bien qu'ils ne soient pas de la même envergure que celui train léger, ce sont les employés municipaux qui sont responsables devant le conseil municipal, pas le GTR.

Nous n'avons pas d'entrepreneurs en pavage, de constructeurs de ponts qui comparaissent devant le comité et le conseil, a déclaré M. Watson aux journalistes après la réunion du conseil cette semaine. L'approche reconnue et appropriée du point de vue des systèmes et de la gestion, c'est que les entrepreneurs doivent faire rapport aux cadres supérieurs.

Peu de conseillers semblent avoir assisté à une réunion en présence d'un membre du personnel du GTR. Mais certains ont dit qu'ils sont presque toujours en mesure de parler avec les entrepreneurs qui travaillent sur des projets dans leur quartier.

Le candidat à la mairie Clive Doucet a déclaré, plus tôt cette semaine, qu'il rendrait toutes les informations concernant l'accord sur le train léger publiques, y compris la conception des tunnels, la construction des stations et les détails des expropriations.

La transparence sera l'une des caractéristiques de mon administration, a affirmé celui qui a été conseiller du quartier Capitale de 1997 à 2010.

Ottawa-Gatineau

Politique municipale