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Une campagne régionale sans éclat

Plusieurs affiches électorales
Affiches électorales à Québec Photo: Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy
Radio-Canada

Plusieurs observateurs prédisaient que la Capitale-Nationale allait être un « champ de bataille » dans la présente campagne électorale. La partie s'annonçait chaude entre le Parti libéral du Québec (PLQ), qui détient la majorité des sièges, et la Coalition avenir Québec (CAQ), favorite des sondages. Vingt-cinq jours après le début de la course, les hostilités ne sont toujours pas déclarées.

Une analyse de Louise Boisvert

Les attentes étaient élevées pour la campagne électorale, malgré le débat sur le troisième lien, qui fait rage depuis des mois.

Force est de constater que la campagne n'a pas engendré de guerre ouverte. Au contraire, les candidats de la région se font plutôt discrets. Ils sont pratiquement absents depuis le début.

Ce sont les chefs de la CAQ et du PLQ qui occupent tout l'espace public.

Absence de leadership régional

Les candidats vedettes de la région n'ont pas eu la vie facile en ce début de campagne. Les déboires de la libérale Gertrude Bourdon et du caquiste Éric Caire continuent d'alimenter l'actualité. Ils doivent continuellement se défendre.

Aucun autre candidat n'a réussi cependant à prendre le relais et détourner l'attention au profit de la campagne.

C'est à se demander qui défendra les intérêts de la région une fois l'élection passée. On est loin des courses électorales où les Sam Hamad, Agnès Maltais ou Gérard Deltell se disputaient âprement la région.

Le chef de la CAQ, François Legault, lors du dévoilement de sa plateforme régionale à QuébecLe chef de la CAQ, François Legault, lors du dévoilement de sa plateforme régionale à Québec Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

D'ailleurs, ce sont les chefs du PLQ et de la CAQ qui ont présenté les engagements pour la Capitale-Nationale au cours des dernières semaines. Les candidats sont restés sagement muets derrière eux.

S'agit-il d'une stratégie de campagne pour éviter toute autre controverse? Un choix qui enlève de toute évidence toute liberté aux candidats de la région de montrer ce qu'ils ont dans le ventre.

Une façon de faire complètement à l'opposé de celle de Québec solidaire. Le parti a tout misé sur deux candidats, Catherine Dorion et Sol Zanetti, qui ont toute la latitude pour mener leur campagne comme ils le veulent. QS mise davantage sur le travail sur le terrain pour remporter une première circonscription à l'extérieur de Montréal.

Le Parti québécois aussi a choisi de faire porter les enjeux par ses candidats de la région, qui ont fait connaître ses positions en matière de transport et de santé.

Mais les tentatives des partis de susciter l'intérêt sur les enjeux de circonscription n'ont pas eu l'effet escompté jusqu'à maintenant. Les controverses continuant d'occuper toute la place.

Pénurie de main-d'oeuvre et seuil d'immigration

Le maire de Québec, Régis Labeaume, voulait forcer le jeu dans cette campagne pour parler de pénurie de main-d'oeuvre. Là encore, l'enjeu a vite été repris par les chefs des partis. Le discours a depuis été détourné. Il est davantage question de seuils d'immigrants que de solutions concrètes au problème.

Les quatre participants au débat écoutent une question posée par l’animateur des échanges, le journaliste Pierre Jobin. Les candidats se tiennent debout derrière un lutrin. On aperçoit, de gauche à droite : Joëlle Boutin, Diane Lavallée, Sébastien Proulx et Sol Zanetti.Le débat s'est déroulé au Centre des congrès de Québec. Photo : Radio-Canada

Le débat organisé par la Chambre de commerce et d'Industrie de Québec n'aura pas permis d'ajouter une couleur locale au problème. Les arguments entendus sont les mêmes que répètent les chefs depuis le début de la campagne.

Les quatre invités, tous candidats qui se prêtaient à l’exercice pour la première fois, n'ont pas réussi à soulever les passions.

La meilleure réplique est venue des maires de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) qui reproche aux chefs de partis d'avoir réduit le débat autour des seuils d'immigration.

« Le seuil demeure une question théorique. Vous allez faire quoi et quand? », a soulevé le président de l'UMQ, Alexandre Cusson.

L'UMQ exige de connaître les solutions avant l'élection.

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