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Nouveaux délais dans la poursuite d'Abousfian Abdelrazik contre Ottawa

Plan moyen des deux hommes, le 14 septembre 2018.
Abousfian Abdelrazik (à droite) et son avocat Paul Champ (derrière, à gauche) se sont adressés aux médias vendredi. Photo: La Presse canadienne / Justin Tang
La Presse canadienne

Les avocats du Montréalais Abousfian Abdelrazik, qui poursuit le gouvernement fédéral pour sa détention au Soudan et les mauvais traitements qu'il y aurait subis, dénoncent de nouveaux délais « injustifiés » dans les procédures.

Me Paul Champ a indiqué vendredi que le ministère de la Justice demandera lundi à la Cour fédérale de reporter indéfiniment l'audition de la poursuite civile intentée par Abousfian Abdelrazik, pendant qu'Ottawa demande une révision judiciaire de la preuve déposée jusqu'ici.

M. Abdelrazik poursuit le gouvernement canadien pour obtenir des excuses et une indemnisation à la suite de sa longue détention à l'étranger. Le citoyen canadien affirme qu'il a été torturé par des agents du renseignement soudanais.

Me Champ affirme que la demande d'ajournement pourrait entraîner de nouveaux délais de plusieurs mois, voire des années, dans cette cause qui traîne déjà en longueur. L'audition de cette poursuite devait commencer lundi et durer 10 semaines, et Me Champ soutient que des vols et des chambres d'hôtel pour les témoins étrangers avaient déjà été réservés.

Alex Neve, secrétaire général d'Amnistie internationale Canada, qualifie la décision d'Ottawa de violation des obligations internationales du Canada en matière de droits de la personne.

M. Abdelrazik, âgé de 56 ans, est devenu citoyen canadien en 1995, cinq ans après son arrivée au Canada, en provenance d'Afrique, à titre de réfugié. Il avait été arrêté au Soudan en 2003 lors d'une visite dans sa famille. Le détenu a été interrogé par des agents du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) sur ses présumés liens avec des extrémistes. Il soutient avoir été torturé par des agents du renseignement soudanais pendant deux périodes de détention distinctes.

M. Abdelrazik nie tout lien avec le terrorisme, alors que le Canada soutient qu'il ignorait tout des mauvais traitements que son ressortissant aurait subis au Soudan.

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