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L’avez-vous vu? La voiture de demain et un drone qui se prend pour une mouche

Radio-Canada

Une voiture qui se transforme au gré de vos activités, un microrobot-drone qui reproduit le vol des insectes et la première colonie humaine sur Mars qui prend forme. Voici quelques nouvelles que vous auriez pu manquer cette semaine.

Un texte d'Alain Labelle

1. La voiture de demain dessinée aujourd’hui

Le prototype de la 360c de Volvo.Le prototype de la voiture entièrement autonome 360c de Volvo. Photo : Volvo

Le constructeur suédois Volvo s’est installé à sa table à dessin pour imaginer la voiture autonome du futur, et elle promet de transformer la période de transport routier des occupants jusqu’alors captifs de la route.

Une femme dort dans une voiture autonome aménagée de Volvo.La voiture 360c aménagée en chambre Photo : Volvo

Le résultat : sans moteur à combustion ni volant, la 360c est une voiture électrique dont l’habitacle n’est pas orienté vers l’avant, ce qui a permis aux designers de créer des espaces qui s’adaptent autant aux loisirs qu’au travail en se métamorphosant en salon, en bureau, en table à dîner ou encore en chambre à coucher sur quatre roues, rappelant le luxe des cabines de voyage en première classe des compagnies aériennes.

Deux femmes prennent un verre dans une voiture autonome aménagée de Volvo.Deux femmes prennent un verre dans une voiture autonome imaginée par Volvo. Photo : Volvo

Selon le constructeur, la 360c permettra de dépasser le rôle traditionnel d'un constructeur automobile en proposant une solution de rechange au transport de courte distance offert par les compagnies aériennes et de bus, une industrie qui représente des dizaines de milliards de dollars.

L'espace travail de la 360c.L'espace travail. Photo : Volvo

2. 2017, une année à oublier

Si vous avez trouvé l’année 2017 difficile, vous n’êtes pas les seuls. L'année dernière a été la plus désagréable depuis plus d'une décennie, révèle une enquête sur l’état émotif des gens menée dans 146 pays par Gallup.

La maison de sondage a posé huit questions à plus de 150 000 personnes dans 200 langues et dialectes. Les répondants ont affirmé avoir connu plus de tristesse, de stress, d'inquiétude, de colère et de douleur physique en 2017 qu'au cours des années précédentes.

Selon le document, près de 40 % des adultes sondés ont déclaré avoir éprouvé de l’inquiétude ou du stress la veille du sondage, tandis que 31 % ont répondu avoir ressenti des douleurs physiques, 23 % avoir été tristes et 20 % avoir ressenti de la colère.

Au total, les résultats s’élèvent à un indice négatif de 30 en 2017, contre 28 en 2016 et 23 en 2007.

Sans surprise, les répondants ayant le plus grand nombre d’expériences négatives sont ceux qui vivent dans des pays en conflit, tels que la République centrafricaine et l’Irak.

Les pays où les gens ont le plus d’expériences positives se concentrent en Amérique latine, la région comptant sept des dix premières positions, dont les quatre premières sont attribuées au Paraguay (1), à la Colombie (2), au Salvador (3) et au Guatemala (4).

Selon Gallup, ces résultats pourraient refléter la tendance des habitants des pays d'Amérique latine à « se concentrer sur les aspects positifs de la vie », en dépit de niveaux élevés de pauvreté et des troubles politiques.

Comment se sentent les Canadiens? Pas si mal, puisqu’ils occupent la 5e position du palmarès et sont les uniques citoyens d’un pays du G7 à se trouver dans le top 10.

3. Citoyenneté : martienne

La base imaginée comporte trois modules.La base imaginée comporte trois modules. Photo : EPFL

Des scientifiques suisses de l’École polytechnique fédérale de Lausanne ont imaginé les étapes de la construction d’une base autonome habitable à long terme sur Mars. Selon eux, si la vie a un jour existé sur Mars, c’est à ses pôles qu’on pourrait bien en trouver la preuve. C’est aussi là qu’il faudrait installer une base humaine, car, en plus, on y trouve des ressources potentiellement exploitables.

L’ingénieure Anne-Marlene Rüede et ses collègues ont imaginé la stratégie, les technologies et les étapes nécessaires pour monter une base scientifique habitable à long terme, autonome, mais aussi durable.

Les chercheurs projettent d’envoyer un équipage de six personnes au pôle Nord de Mars durant l’été polaire afin de bénéficier des 288 jours de lumière en continu.

Dans un premier temps, une structure habitable parviendrait sur la planète voisine de la Terre lors d’une mission robotique.

La base imaginée comporte trois modules : le module central, les capsules et le dôme. Le premier, de la forme d’un silo de 12,5 mètres de haut et de 5 mètres de diamètre, constitue l’espace de vie et contient tous les éléments essentiels.

Les trois capsules déployées autour de l’élément central servent de sas entre l’intérieur et l’extérieur.

Puis un dôme, composé d’une membrane en fibre de polyéthylène recouverte d’une couche de glace d’environ 3 mètres d’épaisseur, recouvrira l’îlot central tel un igloo, offrant un espace de vie supplémentaire.

Un hic cependant : les lanceurs qui apporteront les quelque 110 tonnes de matériel nécessaire restent encore à développer.

4. Une caméra qui se prend pour un drone

La DJI Mavic Air.La DJI Mavic Air Photo : DJI

La popularité des drones ne se dément pas, et de plus en plus d’amateurs de photographies s’en procurent. Mais ce n’est pas tout le monde qui est expert en pilotage, si bien que ces produits ne s’adressent pas à tout le monde.

L’entreprise chinoise DJI de Hong Kong a flairé la bonne affaire et a créé une caméra-drone très compacte qui possède de nombreuses fonctionnalités pour les débutants en pilotage.

La DJI Mavic Air, qui pèse seulement 430 grammes, s’utilise facilement et peut, par exemple, décoller depuis la paume d’une main. En outre, une fois son vol terminé, il suffit de l’attraper pour que ses moteurs s’arrêtent.

Il peut voler pendant 21 minutes, avec des vents allant jusqu’à 36 km/h.

Sa grande stabilisation est décrite par les critiques comme un de ses grands atouts, avec des images qui ne bougent pas. Son coût : environ 1500 $ CA.

5. Un drone qui se prend pour une mouche

Le DelFly Nimble. Le DelFly Nimble Photo : delfly-nimble

Restons dans la navigation aérienne. Depuis aussi longtemps que l’humain est humain, il rêve de voler comme un oiseau. Et pourquoi pas comme un insecte? Le vol d’une mouche demande certainement beaucoup d’agilité!

Des ingénieurs néerlandais ont mis au point un microdrone capable de se tordre et de s'incliner à une grande vitesse, un peu comme une mouche.

Courte vidéo montrant le microdrone en vol.Un microdrone qui imite les mouvements d'une mouche Photo : Radio-Canada

Avec deux paires d'ailes battant 17 fois par seconde, le DelFly Nimble ne possède pas de queue. Il peut planer et voler dans n'importe quelle direction jusqu'à 7 m/s. Sa conception est relativement facile et repose sur des composants simples des pièces imprimées en 3D.

Pour le moment, les chercheurs affirment avoir développé le microrobot-drone pour mieux cerner la dynamique du vol des insectes et la reproduire.

On peut facilement imaginer les perspectives commerciales de la création de microdrones capables de manœuvres rapides et d'une grande agilité. Une chose est certaine, le Nimble permet de mieux comprendre comment les insectes échappent aux prédateurs ou aux tapettes à mouches.

6. Encore plus de records mondiaux

Rolf BuchholzRolf Buchholz Photo : Livre Guinness des records 2019/Paul Michael Hughes

Le livre Guinness des records 2019 arrive sur les tablettes des libraires. Publié une fois par an depuis 1955, le livre de référence recense les records du monde reconnus au niveau international.

Encore cette année, le livre contient des records abracadabrantesques! Comme celui de Rolf Buchholz, de Dortmund, en Allemagne, dont le corps comporte un record de 516 piercings et implants.

Le chat Bibi.Bibi apparaît dans l'édition 2019. Photo : Livre Guinness des records 2019/Paul Michael Hughes

Ou Bibi, un chat de Malaisie capable de tenir en équilibre jusqu’à neuf dés sur une patte.

Il y a aussi le boucher Harry John Crowe, de Cavern, en Irlande, qui est capable de fabriquer 78 saucisses en une minute.

Barry John Crowe.Barry John Crowe et ses saucisses gagnantes. Photo : Livre des records Guinness/Paul Michael Hughes

7. Des boîtes électriques devenues de véritables œuvres d’art

Une oeuvre de l'artiste néo-zélandais Paul Walsh, originaire de la ville de Rotorua.Une oeuvre de l'artiste néo-zélandais Paul Walsh, originaire de la ville de Rotorua. Photo : Paul Walsh

L’artiste néo-zélandais Paul Walsh, originaire de la ville de Rotorua, avait en 2013 pris l’initiative de peindre une illustration du chat Grumpy sur un mur de la ville. Son œuvre n’avait pas été appréciée par les autorités municipales qui l’avaient recouverte, au grand dam des citoyens du quartier.

La controverse est arrivée aux oreilles de Chorus, une compagnie de télécommunication, qui a demandé à l’illustrateur de repeindre toutes les boîtes électriques de la ville, une initiative qui a été très bien accueillie par les citoyens habitant l’endroit.

Une oeuvre de l'artiste néo-zélandais Paul Walsh, originaire de la ville de Rotorua.Une oeuvre de l'artiste néo-zélandais Paul Walsh, originaire de la ville de Rotorua. Photo : Paul Walsh

Société