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Syndrome de Raynaud : victoire pour deux mécaniciens de Westwood

La mine Westwood a été le théâtre de plusieurs effondrements rocheux ces dernières années.
La mine Westwood. Photo: Radio-Canada / Piel Côté

Le tribunal administratif du travail (TAT) reconnaît le syndrome de Raynaud chez deux mécaniciens de la mine Westwood comme étant une maladie professionnelle.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

Dans un premier temps, le TAT avait reconnu le syndrome comme étant lié aux activités professionnelles des travailleurs Yvan Aumond et Claude Boucher, renversant ainsi la décision initiale de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

L'employeur avait demandé une révision de la décision du TAT, révision qui a plutôt confirmé la décision du tribunal.

Le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST) décrit le syndrome de Raynaud comme « un trouble de la circulation sanguine au niveau des doigts et des orteils, parfois du nez et des oreilles, aggravé par le froid. »

Selon le syndicat, ce dossier ouvre la voie à plusieurs autres dossiers similaires, tous à la mine Westwood, située à Preissac.

Le président du Syndicat des métallos de Westwood, André Racicot, parle de plus d'une trentaine de dossiers qui s’apparentent à ceux de M. Aumond et de M. Boucher.

On a dit à l'employeur, depuis le début, qu'on était prêts à voir avec eux comment régler les dossiers sans passer par le tribunal.

André Racicot, président du Syndicat des métallos de Westwood

« On tend la main à l'employeur pour regarder avec eux autres pour, premièrement, arrêter de contester. Parce que ces travailleurs-là sont atteints d'une maladie professionnelle et deuxièmement, comment on peut faire baisser le coût des indemnisations. On était prêts à regarder avec eux les dossiers qui peuvent avoir des impacts financiers sur l'entreprise », soutient M. Racicot.

Ce dernier souhaite également la mise en place de normes sur les vibrations dans l'industrie minière.

La mine Westwood n'a pas encore répondu à notre demande d'entrevue.

Abitibi–Témiscamingue

Santé