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Remettre les pendules à l’heure sur Beethoven et son air bête

Un gros plan sur la tête de Beethoven
Un portrait de Beethoven par Joseph Karl Stieler, en 1820 Photo: Domaine public
Radio-Canada

Tapez le nom de Ludwig van Beethoven dans n'importe quel outil de recherche et vous verrez apparaître une série d'images sur lesquelles le compositeur de génie présente un visage colérique. Il apparaît tel un homme aux traits sévères, sourcils froncés et lèvres pincées. Mais pourquoi Beethoven avait-il cet air austère, voire fâché? C'est la question à laquelle deux musiciennes de l'Orchestre du Centre national des arts ont tenté de répondre.

Un texte de Karine Lessard

La violoniste Marjolaine Lambert et la contrebassiste Marjolaine Fournier ont concocté un atelier ludique intitulé Ludwig van soupe au lait. L'événement, qui s'inscrit dans le cadre du Festival Beethoven, cible les enfants et est présenté gratuitement ce dimanche au CNA.

Appuyées sur certains écrits relatant sa vie, les hypothèses soulevées par les deux musiciennes cherchent à lever le voile sur certaines impressions perpétuées sur cet homme incompris.

1. Son temps était précieux

Son air irrité serait possiblement dû au fait que Beethoven n’appréciait pas de rester immobile.

On dit que le compositeur était habité d’un grand sentiment d’urgence et qu’il voulait se dédier entièrement à sa musique.

Marjolaine Fournier, contrebassiste, Orchestre du Centre national des arts

S'asseoir pour qu’un artiste fasse son portrait aurait donc été perçu comme une grande perte de temps pour lui, explique-t-elle.

2. Macaroni et maux de ventre

En plus d’être devenu sourd à l’âge de 25 ans, Beethoven a eu des grands ennuis de santé tout au long de sa vie. Son alimentation aurait possiblement joué un rôle.

Ce qu’il préférait, c’était le macaroni au fromage et le café. Il était très spécifique quant à la quantité de grains de café, soit 60 pour chaque tasse. On pense que sa mauvaise humeur aurait été due à des maux de ventre.

Marjolaine Lambert, violoniste, Orchestre du Centre national des arts

3. Composer malgré la surdité

La société des années 1800 était moins ouverte qu’aujourd’hui, et Beethoven aurait ressenti de la honte face à sa surdité.

À l’époque, les gens s’arrêtaient beaucoup à sa surdité, alors que lui voulait être pleinement reconnu comme compositeur. Ça pourrait expliquer une part de son air bougon.

Marjolaine Fournier, contrebassiste, Orchestre du Centre national des arts

POUR Y ALLER
Atelier jeune public gratuit Ludwig van soupe au lait
Dimanche, 11 h (en français) et 13h30 (en anglais)
Centre national des arts

Ottawa-Gatineau

Musique