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Des parents dénoncent le manque de consultation après l’élimination de cours de français

Samantha Zitaruk et sa fille Sabreen Iraqi lisent ensemble un livre en français.
Samantha Zitaruk et sa fille Sabreen Iraqi sont déçues de la décision de l'École communautaire Rosemont de remplacer le cours de français de base par celui des études autochtones. La mère souhaite que les deux puissent être offerts. Photo: Radio-Canada / Andreanne Apablaza

Deux mères de Regina se sentent trahies par la Division scolaire publique de Regina qui a récemment remplacé le cours de français de base par un cours d'études autochtones sans consulter les parents.

Un texte d'Andréanne Apablaza

La Division scolaire explique ce changement par un désir de refléter la grande population d’élèves qui s’identifient comme Autochtones et de tirer profit des connaissances spécialisées d'un enseignant sur les études autochtones et la langue crie.

Katie Boulanger estime que la décision de l’École communautaire Rosemont d'offrir à ses deux filles un cours d’études autochtones est une bonne chose, mais elle croit que cela n'a pas besoin d'être fait au détriment de l'enseignement du français.

« Je me sentais presque trahie par l'école », explique-t-elle. La mère de famille a appris le changement une semaine avant le premier jour d'école. Elle valorise le français, surtout parce que ses filles ont un passé francophone.

« Ils avaient l’habitude de porter une attention particulière à ma fille qui avait quitté une école d’immersion. C’était un coup très dur », confie la mère.

Katie Boulanger se demande si la Division scolaire pourrait offrir à la fois des cours de français de base et d’études autochtones. Elle envisage de trouver une nouvelle école élémentaire pour ses filles afin qu’elles poursuivent l’apprentissage du français.

Samantha Zitaruk (gauche) et Katie Boulanger (droite).Samantha Zitaruk (à gauche) et Katie Boulanger (à droite) ont des enfants qui fréquentent l'École communautaire Rosemont. Elles souhaitent que l'école puisse offrir à la fois le cours de français et le cours des études autochtones. Photo : Radio-Canada

Une autre mère dont l'enfant fréquente l'École communautaire Rosemont, Samantha Zitaruk, abonde dans le même sens. Elle estime que la Division scolaire et l'école ne consultent pas suffisamment les parents avant de prendre d'importantes décisions.

« Le problème, ce n'est pas les études autochtones. Cela ne l’a jamais été. Nous étions vraiment ravis d’avoir un nouveau professeur d’études autochtones. Mais nous ne savions pas que c’était au détriment du français », dit-elle.

Elle a choisi d’inscrire sa fille dans un club parascolaire francophone afin qu’elle ne perde pas les compétences linguistiques qu'elle a acquises.

« Pourquoi n'avons-nous pas été mis au courant l'année dernière à la fin de l'année? Le pire, c’est que nous ne pouvions pas faire d'autres projets si nous voulions que nos enfants continuent l'école en français. »

L’École communautaire Rosemont est la dernière école élémentaire de Regina à avoir fait ce changement. Sur les 44 écoles publiques élémentaires à Regina, 6 offrent dorénavant un cours d’études autochtones plutôt que de français.

À Saskatoon, 20 des 49 écoles élémentaires publiques offrent le cours de français de base, alors que quatre offrent un cours de langue crie. Le ministère de l'Éducation n'exige pas que les écoles enseignent une deuxième langue. La décision est donc prise localement.

La Division scolaire publique de Regina avait indiqué mercredi que la décision de faire le changement a été prise une semaine avant la rentrée scolaire, car un professeur qualifié était disponible et la division voulait profiter de l’occasion.

Le superviseur des communications de la Division scolaire a admis ne pas avoir suffisamment consulté les parents d’élèves.

L’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) a dit vouloir rencontrer la Division scolaire publique de Regina à la suite de ces changements.

Saskatchewan

Éducation