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Rémi Dallaire reconnu coupable de contacts sexuels sur une mineure

Rémi Dallaire marche, en regardant par terre, avec son avocat à sa gauche.
Rémi Dallaire (à droite) et son avocat alors qu'ils se dirigeaient vers le tribunal mercredi. Photo: Radio-Canada / Gilbert Rowan

Le juge Ken Champagne a reconnu Rémi Dallaire, 34 ans, coupable des accusations de contacts sexuels sur une fillette de 8 ans qui pesaient contre lui.

Le juge a prononcé un verdict de culpabilité pour les quatre chefs qui pesaient contre l’accusé. Ce verdict a aussitôt été suivi d’un moment de confusion à la cour, en ce qui concerne les accusations d’agressions sexuelles et de contacts sexuels sur un mineur de moins de 16 ans.

La procureure de la Couronne a soulevé un principe de droit selon lequel on ne peut retenir que la plus grave des infractions semblables relevant des mêmes faits. Aussi seule celle concernant un mineur a-t-elle été retenue.

Rémi Dallaire est aussi reconnu coupable d’incitation à des contacts sexuels et d’avoir rendu du matériel sexuellement explicite accessible à une enfant âgée de 8 ans.

Le juge a ordonné sa détention jusqu’à l’audience de détermination de la peine.

Au moment de rendre son verdict, le juge a expliqué qu'il a cru le témoignage de la mère et celui de la fillette, qui sont restés constants pendant deux ans.

Il a donc réfuté la position de la défense qui soutenait que la mère de la fillette était en colère, car M. Dallaire avait refusé d’entamer une relation amoureuse avec elle.

Le juge a estimé qu’il était impossible que le témoignage de la fillette ait été inventé de toute pièce, notamment parce que celle-ci avait passé les trois jours précédant les révélations presque exclusivement avec le condamné.

Ken Champagne a qualifié Rémi Dallaire de prédateur, estimant qu’il avait manipulé la mère de la fillette afin de se rapprocher de cette dernière. Selon lui, le condamné a démontré le « besoin incontrôlable d’être avec cet enfant ».

Il a habilement, dit-il, réussi à normaliser le fait de dormir avec la petite fille, de se doucher avec elle, ou encore de l’emmener à des sorties en ville.

Concédant que cette mère aurait dû être alertée plus tôt, le juge a ajouté qu’elle était probablement aveuglée par l’espoir d’entretenir une relation avec M. Dallaire. « C’est sûr qu’elle se sent coupable », a-t-il déclaré.

Rémi Dallaire avait plaidé non coupable aux accusations déposées contre lui, le 14 juillet 2016.

Selon la victime, une fillette âgée de 8 ans à l’époque, et sa mère, les faits se sont produits entre le 10 juin et le 13 juillet 2016, à Lorette, où Rémi Dallaire vivait et travaillait comme enseignant.

Retour sur le procès

Dans leurs témoignages lors du procès qui s’est déroulé cette semaine, la mère et la fille ont raconté comment elles avaient noué un lien d’amitié avec Rémi Dallaire, en qui la mère, qui aurait voulu entretenir une relation amoureuse avec lui, avait placé sa confiance.

Rémi Dallaire a passé beaucoup de temps avec la fillette, qu’il amenait dans des sorties, à qui il a offert des cadeaux et avec qui il a passé quelques nuits.

Lors d’une de ces nuits, dans la maison d’une collègue qui était absente, il a admis avoir dormi dans le même lit que la fillette, alors qu’elle était nue. Dans son témoignage, la fillette a décrit des contacts sexuels qu’elle a subis. Les policiers ont trouvé dans cette maison des éléments qui corroboraient le témoignage de la fillette, dont une boîte de lubrifiant mauve.

Avec des informations de Mathilde Monteyne

Rémi Dallaire n’a pas témoigné au procès. Son avocat a remis en question la crédibilité de la mère et de la fille, ainsi que les méthodes d’enquête de la police.

Manitoba

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