•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les femmes n’ont plus accès à l'avortement à Rouyn-Noranda pour une durée indéterminée

PO_FEMMES_ENCEINTES

Une femme enceinte.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une autre rupture de service dans le domaine de la santé touche cette fois les femmes de Rouyn-Noranda qui désirent avorter.

Avec les informations de Jean-Marc Belzile

Celles qui souhaitent avoir recours à un avortement doivent se rendre à Val-d'Or.

Le médecin qui pratiquait les interruptions volontaires de grossesse n'est plus en poste depuis le 9 août et personne ne l'a remplacé depuis cette date.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Abitibi-Témiscamingue tente de trouver un autre médecin pour assurer le service à Rouyn-Noranda.

L'organisation n'est donc pas en mesure de dire quand la situation sera rétablie.

Enjeu pour les femmes vulnérables

La travailleuse au Centre Entre-femmes de Rouyn-Noranda, Brigitte Arseneault, trouve la situation très préoccupante, surtout pour les jeunes et les femmes issues de milieux défavorisés.

La travailleuse au centre Entre-femmes de Rouyn-Noranda, Brigitte Arseneault.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La travailleuse au centre Entre-femmes de Rouyn-Noranda, Brigitte Arseneault.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

À partir de 14 ans, les femmes ont le droit de se faire avorter sans le consentement de leurs parents. Si le service s'offre à Val-d'Or, on s'entend que c'est loin d'être accessible pour elles.

Brigitte Arseneault

« Pour les femmes défavorisées, ajoute-t-elle, c'est moins accessible, parce que tu n'as pas les sous pour te payer un taxi pour aller à Val-d'Or puis y aller en autobus, c'est une autre affaire ».

Le CISSS affirme aussi que les omnipraticiens sont actuellement en formation afin de pouvoir prescrire la pilule abortive à leurs patientes.

Selon l'organisation, entre 70 et 75 % des femmes qui souhaitent obtenir une interruption volontaire de grossesse pourront avoir recours à cette pilule.

Une situation qui n'a aucun sens

Cette découverture a fait réagir la candidate de Québec solidaire dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise-Lessard Therrien.

C'est la clientèle féminine qui subit les contrecoups de cette découverture-là, a déclaré la candidate, faisant référence aux ruptures de services dans plusieurs hôpitaux ces derniers mois, notamment pour les services d'obstétrique et d'accouchement.

Émilise Lessard-ThierrienAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Émilise Lessard-Thierrien

Photo : Frédéric Patoine

La candidate souligne que pour les femmes et les adolescentes du Témiscamingue, c'est un long trajet qui attend les patientes qui ont à subir une telle intervention.

Val-d'Or, c'est quand même loin pour des femmes qui sont au Témiscamingue, des jeunes filles qui subissent l'intervention pendant les heures d'école pour ne pas que leurs parents soient au courant. Un aller-retour jusqu'à Val-d'Or. c'est 6 heures de route, alors ça complique vraiment les choses pour plusieurs femmes dans la région, ajoute-t-elle.

Québec solidaire propose des CLSC ouverts 24 h sur 24, 7 jours sur 7, afin d'offrir plus de services et, notamment, de prévention.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique