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Les systèmes de la MRC de Mékinac toujours paralysés par une cyberattaque

Façade du bâtiment avec des décorations western
Les bureaux administratifs de la MRC de Ménikac, à Saint-Tite, décorés durant le Festival western. Photo: Radio-Canada

Les employés de la MRC de Mékinac doivent redoubler d'efforts pour effectuer leur travail, alors que les systèmes informatiques sont paralysés depuis plusieurs jours en raison d'une cyberattaque.

La MRC a été victime des pirates informatiques dans la nuit de dimanche à lundi, alors que le Festival western de Saint-Tite battait son plein.

À leur entrée en poste lundi matin, les employés ont découvert que leurs documents informatiques étaient cryptés et les auteurs de la cyberattaque demandaient à la MRC de payer une rançon pour les déverrouiller.

Les pirates informatiques réclament une rançon de huit bitcoins, de la cryptomonnaie qui équivaut à environ 68 000 $.

La MRC n'a pas l'intention de débourser ce montant. Les documents cryptés contiennent des données publiques, donc la MRC n’est pas inquiète qu'il y ait de graves bris de confidentialité ou des problèmes de sécurité.

La Sûreté du Québec enquête sur cette affaire.

Le préfet de la MRC de Mékinac, Bernard Thompson, estime que les systèmes actuels sont adéquats, mais que les moyens utilisés par les pirates évoluent rapidement.

La vingtaine d'employés a dû trouver des moyens alternatifs pour continuer à faire son travail.

Au point de vue administratif, il est entendu qu’on travaille à l’ancienne, de bons crayons bien aiguisés, des effaces, des dactylos et des services de paye faits à la main, explique le préfet Bernard Thompson, qui reconnaît que c’est une situation difficile.

De plus en plus de cyberattaques

Des cyberattaques, on en voit à chaque semaine, explique le président d’Infoteck service affaires, à Shawinigan, Sylvain Pérusse.

Entre 2016 et 2017, les compagnies de logiciels d’antivirus ont vu une augmentation de 36 % des cyberattaques et il n’y a aucune entreprise qui peut dire qu’elles ne sont pas attaquées un jour.

Sylvain Pérusse, président d’Infoteck service affaires

Une petite municipalité de l’Ontario a vécu une situation très semblable à celle de la MRC au début du mois. La Ville a décidé de payer la rançon.

D'après les informations de Claudie Simard

Mauricie et Centre du Québec

Informatique