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Attentat au Burkina Faso : hommage à la famille Carrier-Chamberland à Lac-Beauport

Fannie Carrier a dévoilé le monument.
Fannie Carrier a dévoilé le monument. Photo: Radio-Canada / Fanny Samson

Plus de deux ans après la mort tragique de la famille Carrier-Chamberland au Burkina Fasso, rien ne pourra remplacer Yves, Maude et Charles-Élie Carrier, ainsi que Gladys Chamberland. Même s'ils ont laissé un vide immense à Lac-Beauport, leur mémoire sera à jamais honorée par une œuvre d'art.

Un texte de Fanny Samson

Des proches se sont rassemblés autour du monument, jeudi, au parc de la zone communautaire, qui serarebaptisé au nom de la famille Carrier-Chamberland.

Fannie Carrier, soeur de Maude, a eu l’honneur de dévoiler l'œuvre d'art fait par l'artiste Denis LeBel. « On érige une œuvre d’art pour vous, votre humanisme, votre générosité, votre dévouement, votre simple amour de la vie », a-t-elle souligné devant la foule attentive.

Le maire de Lac-Beauport, Michel Beaulieu, a rappelé que toute la communauté se souvient du 15 janvier 2016. L’œuvre, qui a coûté 15 000 $ à la municipalité, est une façon « de s’assurer que jamais on oublie la famille Carrier-Chamberland ».

Elle « fait déjà partie de l’histoire de Lac-Beauport », a-t-il ajouté.

L'œuvre d'art est située dans le parc de la zone communautaire.L'œuvre d'art est située dans le parc de la zone communautaire. Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

« Reparler d’eux »

Camille Carrier, qui a perdu sa fille Maude, avait du mal à contenir ses larmes. Le deuil est toujours bien présent, mais le monument lui apporte un peu de réconfort.

« On va reparler d’eux, on va dire combien ils étaient généreux, et ça continue au fond d’enrichir notre vie », a-t-elle souligné.

Quand on pense à eux, on veut devenir les meilleures personnes qui soient.

Camille Carrier

Les quatre membres de la famille Carrier-Chamberland étaient en mission humanitaire au Burkina Faso lorsque l'attaque, menée par des combattants d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, est survenue.

Les Québécois étaient attablés dans un café de Ouagadougou avec leurs amis Suzanne Bernier et Louis Chabot, qui ont également perdu la vie dans l'attentat.

« C’était des gens qui se donnaient beaucoup pour les autres, dans tous les domaines où ils évoluaient », a rappelé Camille Carrier.

Chaque jour, avec sa fille Fannie et son fils Frédéric, elle tente de « sourire à la joie » et au « plaisir d’être ensemble ».

Même si elle ne compte pas réclamer quoi que ce soit sur la place publique, elle déplore le fait qu’aucune journée commémorative ne rende hommage aux victimes du terrorisme.

« C’est difficile, on les aimait tellement, mais aussi on trouve ça tellement injuste, ce qui leur est arrivé. »

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