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Accident d'hélicoptère mortel : fin des plaidoiries au procès contre Hydro-Québec

L'édifice d'Hydro-Québec, à Montréal

L'édifice d'Hydro-Québec, à Montréal

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Les plaidoiries au procès contre Hydro-Québec au sujet d'un accident d'hélicoptère mortel survenu il y a près de neuf ans se sont conclues jeudi au palais de justice de Baie-Comeau.

Les avocats des quatre parties impliquées ont prononcé leurs plaidoiries finales sur le degré de responsabilité d'Hydro-Québec et celui du défunt pilote dans l'accident d'hélicoptère.

En novembre 2009, Alexis Santerre pilotait un hélicoptère dans la vallée de la rivière Franquelin quand il a percuté un câble protégeant les lignes électriques d'Hydro-Québec. Son hélicoptère s'est écrasé au sol et il est mort dans l’accident.

Les autres passagères de l'hélicoptère, Marie-Josée Murray et Anick Santerre, qui ont subi des blessures, vivent toujours avec des séquelles de l'accident.

L'avocate qui représente Anick Santerre a fait valoir qu'il était impossible pour le pilote de voir à temps le câble peu visible, comme l’indique le rapport du Bureau de la sécurité des transports du Canada.

Anik Santerre dans un des couloirs du palais de justice.

Anik Santerre dans le couloir du palais de justice.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Pour l'avocate, Hydro-Québec aurait dû mieux indiquer la présence de lignes électriques.

De son côté, l'avocat de l’autre passagère, Marie-Josée Murray, et de son conjoint, a rappelé qu'Hydro-Québec indique la présence de câbles au-dessus d'autres rivières du Québec. Il a cité les rivières Saguenay et Manicouagan comme exemple.

De son côté, l’avocat d’Hydro-Québec rétorque que la Société d’État n’était pas tenue d’indiquer la présence de lignes électriques à cet endroit, parce que, dit-il, rien ne démontre dans la preuve déposée que le corridor aérien au-dessus de la rivière est très fréquenté.

L’avocat d’Hydro-Québec soutient que le pilote aurait contrevenu au règlement de l’aviation canadienne en volant à une trop basse altitude à cet endroit.

La compagnie d’assurance de l’hélicoptère et les héritiers du défunt pilote poursuivent également Hydro-Québec.

Les réclamations totales envers la Société d’État s’élèvent à près de 3,2 millions de dollars.

Le juge devrait rendre sa décision au plus tard le 28 mars 2019.

Avec les informations d’Olivier Roy Martin

Côte-Nord

Accidents et catastrophes