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Solargise oublie Anjou et garde les yeux rivés sur Valleyfield

Des panneaux solaires.

Le projet d'usine de fabrication de panneaux solaires doit permettre la création de plus de 1000 emplois.

Photo : iStock

Radio-Canada

Solargise a trouvé dans la municipalité de Salaberry-de-Valleyfield « un terrain répondant à tous ses critères » et étudie la faisabilité d'y réaliser une grande partie de son projet de 2,3 milliards de dollars, confirme l'entreprise britannique dans un communiqué publié jeudi. Le siège social de la division canadienne et ses installations de recherche et développement seront cependant à Montréal.

« Dans le cadre du protocole d'entente signé entre les deux entités, il y a quelques semaines, ces dernières ont en effet amorcé des discussions pour la vente à Solargise d'un terrain répondant à tous ses critères de sélection », indique l’entreprise.

Le terrain en question est situé dans une zone industrielle, à proximité d'un chemin de fer, d'une sous-station d'Hydro-Québec et du port de Valleyfield. Solargise y établirait la phase 1 de son projet d'usine de fabrication de panneaux solaires à haute efficacité.

Des négociations sont par ailleurs en cours avec le propriétaire d'un terrain privé, lui aussi à Salaberry-de-Valleyfield, pour y installer la phase 2.

Les négociations avec le propriétaire du Club de golf Métropolitain Anjou n’ont pas permis aux parties de s’entendre. Les autres terrains que la compagnie a considérés dans l'est de Montréal ne lui ont pas semblé adéquats.

« La proposition de la Ville de Montréal visant à faciliter l'acquisition de la zone désirée sur le golf d'Anjou nous a rapidement permis d'entamer des négociations sérieuses avec son propriétaire, mais nous n'avons pu signer une entente », a souligné Raj Basu, président exécutif du conseil de l'entreprise.

Le siège social et les installations de recherche et de développement de Solargise, qui devraient employer une centaine de personnes, seront néanmoins situés à Montréal, a assuré Raj Basu. De plus, Solargise entend signer des ententes de collaboration avec des universités montréalaises.

Le projet dans son ensemble permettra la création de plus de 1000 emplois directs, estime Solargise.

Bisbille montréalaise

Le dossier Solargise avait entraîné une prise de bec entre la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et le maire d'Anjou, Luis Miranda. Ce dernier a accusé l'administration centrale, à la mi-août, d'avoir fait échouer les discussions avec l'entreprise.

Montréal a précédemment fait connaître son intention d'annexer les terrains du golf d'Anjou au parc-nature du Bois-d'Anjou, ce à quoi s'opposait farouchement M. Miranda, puisque le terrain se trouve au coeur d'une zone industrielle.

À la suite d'une sortie de M. Miranda dans les médias, au cours de laquelle il a qualifié « d'amateurisme » le travail de Mme Plante dans ce dossier, cette dernière avait répliqué en soutenant que le maire d'Anjou s'adonnait à du « sabotage » dans cette affaire.

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