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Des dizaines de tonnes de déchets retirés d'un dépotoir sauvage

Des objets jetés constituent un dépotoir illégal en forêt.
Résidus de construction, appareils ménagers, cuisinière, pièces automobiles, matelas: on trouve de tout dans ce dépotoir illégal. Photo: Radio-Canada / Lise Millette

Vieux pneus, sofas, résidus de construction, carcasses et restes d'animaux, toile de piscine : l'inventaire est imposant en bordure du Chemin de la mine Gallen, à Rouyn-Noranda. Au fil des ans, le site est devenu un véritable dépotoir sauvage.

Un texte de Lise Millette

Alors que les véhicules s'activent pour finaliser la voie de contournement de Rouyn-Noranda et que circule la machinerie, l'ancien accès qui menait à la mine est loin des regards, comme le souligne le chargé de projet au Conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue (CREAT), Marcel Rodriguez.

Je pense qu'il y a une déconnexion, comme si les déchets apparaissaient et disparaissent par magie. Il n'y a pas un sens de "ça va où mes déchets", commente-t-il.

De tels dépôts sauvages, il en existe plusieurs et ils sont plus présents en région et en milieux éloignés, constate Marcel Rodriguez. Ces déversements de matières de toutes sortes représentent des coûts écologiques importants.

Il y a beaucoup de matières dangereuses qui vont percoler jusqu'à la nappe phréatique. Une batterie de voiture peut contaminer un mètre carré et peut polluer pour 100 ans, cite M. Rodriguez.

Le CREAT tentera de faire un inventaire du coût monétaire de son opération de démantèlement du dépotoir sauvage du Chemin de la mine Gallen.

Nous allons comptabiliser combien ça aurait coûté si les gens avaient fait la bonne action contre combien nous avons dépensé pour ce nettoyage-là. C'est clair que ce sera une différence exorbitante, estime déjà Marcel Rodriguez, qui évalue entre 50 et 60 tonnes la quantité de déchets qui sera retirée du secteur boisé.

En janvier 2018, le CREAT a reçu une subvention de 36 341 $ du Fonds d'appui au Rayonnement des régions (FARR), mis sur pied par le gouvernement du Québec. Cette aide financière servira au nettoyage de sites utilisés comme dépotoirs sauvages et à leur restauration.

Des dizaines de tonnes de déchets constituent un dépotoir sauvage illégal en forêt.Des dizaines de tonnes de déchets retirés d'un dépotoir sauvage. Photo : Radio-Canada / Lise Millette

C'est qu'une fois les déchets retirés, des arbres seront plantés et des affiches seront aussi aménagées afin de sensibiliser le public et enrayer ce type de pratique.

Je ne veux pas sonner positiviste, mais ce ne sont que quelques individus qui donnent une mauvaise image à toute la population. Je crois que la mentalité est en train de changer et ce type de mouvement, d'action citoyenne est comme l'évidence de ce changement de mentalité, soutient le chargé de projet du CREAT.

Une lutte répandue

Ce n'est pas la première fois que de telles opérations doivent être mises en œuvre. En 2014, la Ville de Rouyn-Noranda avait lancé l'opération « Ramasse ta ville » précisément pour lutter contre les dépotoirs illégaux. Cette même année, le CREAT a lancé son concours « Chasse aux déchets sauvages » afin de sensibiliser le public et éradiquer cette problématique. Ce concours sera de retour en octobre.

Des déchets sont empilés pour former un dépotoir sauvage illégal en forêt.Vieux pneus, sofas, résidus de construction, carcasses et restes d'animaux, toile de piscine: l'inventaire est imposant en bordure du Chemin de la mine Gallen, à Rouyn-Noranda. Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Ce vendredi, tous les bureaux de la firme Raymond Chabot Grant Thornton à Senneterre, Val-d'Or, Rouyn-Noranda, La Sarre et Amos sont fermés. Les employés participent à une journée de responsabilité sociale et convergent vers Rouyn-Noranda pour s'attaquer au dépotoir sauvage situé près de la voie de contournement.

C'est une journée où on redonne à la collectivité et les gens aiment participer à ces causes-là, indique Diane Lagrange, responsable de ce projet au sein de Raymond Chabot Grant Thornton.

Mentionnons également que l'organisme Recyc-Québec a lancé plus tôt en 2018 l'application mobile Ça va où? (Nouvelle fenêtre), afin de guider les citoyens à mieux trier et récupérer les déchets et éviter qu'ils soient jetés au mauvais endroit.

Abitibi–Témiscamingue

Pollution