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Des élus de Mercier rencontreront une entreprise qui émet de l'arsenic

Aperçu de l'usine CCR, dans Mercier-Est.

L'usine CCR, installée dans Mercier-Est, émettrait trop d'arsenic et de dioxyde de soufre.

Photo : Google Maps

Radio-Canada

Des élus de l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, dans le sud-est de Montréal, rencontreront des dirigeants de l'entreprise d'affinage de cuivre CCR, dont les émanations d'arsenic et de dioxyde de soufre dépassent les normes gouvernementales.

Ce dépassement a récemment été souligné dans un rapport de la Direction régionale de la santé publique (DRSP) de la métropole.

Dans une annonce transmise par voie de communiqué, les élus de l'arrondissement se disent « préoccupés » par les informations contenues dans l'avis de la DRSP, et souhaitent que l'entreprise corrige rapidement le tir pour ramener les émissions sous les normes établies.

« Le rapport que nous avons reçu est inquiétant, mais les risques pour la santé demeurent faibles, a déclaré Pierre Lessard-Blais, le maire de l'arrondissement. La santé des résidents de Mercier-Est est notre priorité, et des mesures rapides doivent être prises par l'entreprise pour mettre fin à ce dépassement des normes. »

L'avis de la DRSP est en effet clair : la population n'a pas à s'inquiéter de ce dépassement des normes d'émission, puisque la quantité d'arsenic et de dioxyde de soufre rejetés dans l'atmosphère « demeure très faible ».

La DRSP recommande néanmoins d'adopter « des actions concrètes » pour que la population « ne soit pas exposée de façon chronique à des concentrations plus élevées » que la norme gouvernementale « et que les concentrations n'augmentent pas au fil du temps ».

De leur côté, les élus de l'arrondissement entendent poser trois gestes pour chercher à résoudre le problème.

D'abord, ils rencontreront la direction de CCR « pour faire le point sur la situation et prendre connaissance des actions prévues par l'entreprise afin de réduire à la source les émissions dans l'air des polluants ».

Ensuite, ils demanderont à CCR « que des résidents de Mercier-Est intègrent le comité citoyen de gestion des nuisances ».

Enfin, l'arrondissement installera une station de mesure des concentrations des métaux dans Mercier-Est afin de surveiller la situation.

Risque pour la population?

Plus tôt cette semaine, l'Association pulmonaire du Québec (APQ) soutenait, par voie de communiqué, qu'une « épée de Damoclès » était suspendue au-dessus des citoyens de Mercier-Est. L'organisme affirme également que la zone contaminée s'étend sur 3,2 km carrés, soit de la rue Sherbrooke au fleuve Saint-Laurent et du boulevard Marien à l'autoroute 25.

Il cite également des experts selon lesquels la concentration de polluants provenant de l'usine augmentera cette année pour atteindre le double de la norme gouvernementale.

De son côté, CCR s'appuie sur la déclaration de la DRSP et soutient que les émissions provenant de son usine n'ont eu « aucun impact » sur ses employés ou les résidents des alentours.

L'entreprise affirme également avoir largement réduit ses émissions de gaz à effet de serre, ces dernières années, et annonce l'installation d'un nouveau dispositif, en novembre, qui permettra de « doubler la capacité d'interception de polluants ».

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