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Le dépôt garanti réclamé par une propriétaire de logements à Drummondville

Josée Carpentier, au milieu de la cuisine de son logement endommagé.
En plus des dommages causés au logement, l'ancien locataire a aussi écoulé des articles essentiels à la maison sur les réseaux sociaux, comme la hotte du four, déplore la propriétaire Josée Carpentier. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des propriétaires d'immeubles à logements réclament à nouveau plus de soutien de la part du gouvernement après qu'un logement a été laissé dans un état lamentable par un locataire délinquant à Drummondville.

Les propriétaires demandent l'instauration d'un dépôt de garantie, un souhait partagé par une Drummondvilloise dont la surprise a été totale il y a quelques jours.

Josée Carpentier a hérité d'un bungalow que son père aujourd'hui décédé louait à un homme depuis environ quatre ans dans le secteur Saint-Nicéphore, à Drummondville. Après une série de démarches d'éviction en raison de loyers impayés, elle vient de récupérer l'immeuble lourdement endommagé.

Il a saccagé l'intérieur et l'extérieur. Tous ses débris sont restés là. Il n'a rien ramassé, déplore Mme Carpentier.

Cette dernière avait confié la vente de la propriété à un courtier immobilier et espérait obtenir 155 000 $, un montant qui devra être amputé pratiquement du tiers en raison des dommages.

C'est sûr qu'avec ces dégâts-là, c'est impossible d'avoir ce montant. Ça va être un bon 50 000 $ comme il faut de moins, estime-t-elle.

En plus des dommages à l'immeuble, l'ancien locataire a aussi écoulé des articles essentiels à la maison sur les réseaux sociaux, soutient Josée Carpentier, qui a porté plainte à la police.

Il a commencé à vendre par morceaux l'intérieur de la maison. Il a annoncé la hotte de poêle, la porte de douche vitrée, des portes françaises qui étaient au sous-sol, les poignées de portes et d'armoires.

Josée Carpentier, propriétaire

Un cas loin d'être isolé

Dans un sondage réalisé auprès de 1345 membres en juin dernier, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) a découvert que 56 % d'entre eux considèrent l'état de certains logements inacceptable pour de futurs locataires. L'organisation, qui représente 25 000 propriétaires, évalue ces dommages en dizaines de millions de dollars chaque année.

Selon la CORPIQ, seulement 6 % des propriétaires récupèrent leur argent grâce à la Régie du logement. C'est pourquoi elle espère l'implantation d'un dépôt de garantie comme dans d'autres provinces canadiennes.

Un appel aux candidats

La Drummondvilloise aimerait d'ailleurs bien entendre les candidats des différents partis sur le sujet.

Là, les lois sont comme l'autre bord. Le propriétaire n'a plus aucun moyen et les délais à la Régie, ça ne finit plus, soutient la propriétaire exténuée.

Dans la circonscription de Jonhson où se trouve sa maison, seul le candidat du Parti québécois (PQ) se dit prêt à évaluer l'implantation de cette mesure.

Je pense qu'il y aurait moyen de regarder cette question là et d'en discuter, assure Jacques Tétrault.

Les candidats de Coalition avenir Québec (CAQ) et de Québec solidaire (QS) souhaitent plutôt améliorer l'efficacité de la Régie du logement.

Quand on a une Régie du logement plus efficace, c'est gagnant-gagnant pour les deux parties, indique la candidate solidaire Sarah St-Cyr Lanoie.

Réduire les délais viendrait beaucoup améliorer la situation des propriétaires au Québec, soutient quant à lui le candidat caquiste de Johnson, André Lamontagne.

Personne au Parti libéral du Québec (PLQ) n'a souhaité réagir.

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