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L'éolienne de Rouyn-Noranda sera démantelée

Une éolienne perchée sur un rocher.

L'éolienne de Rouyn-Noranda sera démantelée.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Radio-Canada

Un emblème de la ville de Rouyn-Noranda depuis plusieurs années sera démantelé la semaine prochaine. L'éolienne qui est situé tout près de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue sera détruite à partir de lundi.

Un texte de Jean-Marc Belzile

Elle a été construite par la compagnie Dermond, qui croyait en 2004, révolutionner ce secteur d'activité avec son éolienne nouveau genre.

À l'époque, cette entreprise québécoise ciblait l'industrie minière et prévoyait développer le marché nordique québécois en fabriquant au moins 12 éoliennes par année.

Elle avait suscité beaucoup d'intérêt en 2004. Toutefois, l'entreprise a fait faillite quelques années plus tard et le projet n'a jamais eu lieu.

Industrie Blais avait acheté l'éolienne en 2007 dans le but de récupérer l'argent que Dermond lui devait pour des travaux impayés lors de la construction.

L'éolienne de Rouyn-Noranda vue de loin, sur le chemin de l'Université.

L'éolienne de Rouyn-Noranda est située près de la polyvalente d'Iberville.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Enjeu de sécurité

11 ans plus tard, le directeur exécutif et développement des affaires, Jean-François Blais, assure que la démolition est maintenant inévitable.

« En dernier, on voulait la donner, mais les gens en veulent pas, ce n'est pas une éolienne standard, ce n’est pas un système prouvé. C’est qu'il y a un problème de sécurité dans tout ça », explique M. Blais.

« On a beau mettre des clôtures, les gens coupent la clôture, passent en-dessous. On répare, les gens coupent la tôle, réussissent à monter dans la tour quand même. L'UQAT a fait sa part au niveau de la sécurité. Nous, on mettait entre 2000 et 5000 dollars en entretien, alors c'était le moment de démanteler », ajoute-t-il.

En 2011, un homme de 24 ans est mort à proximité de l'éolienne, une situation qui avait ébranlée Jean-François Blais.

On n’a pas aimé ça du tout, on a augmenté les mesures de sécurité, mais les gens sont créatifs et ils trouvent une manière d'y aller quand même. Quand on a vu encore des cordes cet été, on s'est dit : là, c'est assez.

Jean-François Blais

Le recteur de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Denis Martel, se réjouit du démantèlement puisque l'éolienne ne sert à rien depuis plusieurs années.

« C'est un modèle d'éolienne qui n'a pas fait ses preuves en termes d’efficacité, donc pour nous, ce n’est pas une mauvaise chose de voir partir cette infrastructure."

Les travaux de démantèlement devraient s'échelonner sur une semaine. L'UQAT invite les citoyens à éviter ce secteur la semaine prochaine pour des raisons de sécurité.

Abitibi–Témiscamingue

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