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La petite histoire des noms des ouragans

Des nuages qui forment un tourbillon sont vus de haut.

L'ouragan Florence, le 12 septembre 2018, vu de l'espace.

Photo : Getty Images / NASA/ESA

Radio-Canada

Florence, Isaac, Helene; déjà plusieurs ouragans ont été baptisés cette année. Mais d'où vient cette tradition de nommer ces phénomènes météorologiques parfois catastrophiques?

Un texte de Pascal Yiacouvakis

En fait, on donne des noms aux ouragans depuis déjà belle lurette. Le but est d’identifier plus rapidement les tempêtes et d’éviter toute confusion avec d’autres systèmes.

Au XIXe siècle on a commencé à utiliser des noms de saints, associés au jour et à la date de détection de la tempête.

À la fin du XIXe siècle, un météorologue australien, Clement Wragge, a proposé l’emploi des prénoms féminins afin de suivre plus facilement les tempêtes tropicales.

Cette pratique fut rapidement adoptée ailleurs et, en 1953 aux États-Unis, on a commencé à utiliser une liste alphabétique de prénoms féminins.

Ce n’est qu’en 1978 qu’on a décidé d’y ajouter des prénoms masculins en alternance. Depuis, les listes de noms des tempêtes tropicales, des ouragans, des typhons et des cyclones sont maintenues par l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Plusieurs listes

L’OMM est une institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies chargée de coordonner, d'uniformiser et d'améliorer les activités météorologiques à travers le monde.

Pour l’Atlantique, il existe six listes (une liste par année) de 21 noms qu’on utilise en alternance.

5 autres noms pour les prochaines tempêtes de 2018 dans l'Atlantique :

  • Joyce
  • Kirk
  • Leslie
  • Michael
  • Nadine

Pour le Pacifique Est et Nord on utilise aussi six listes, mais de 24 noms, car il y a en moyenne plus de tempêtes dans le Pacifique.

Actuellement les listes de noms sont valides de 2018 à 2024 et seront utilisées de nouveau à partir de 2024.

Lorsqu’on a utilisé tous les noms de la liste de l’Atlantique, comme ce fut le cas en 2005, on se rabat sur les lettres de l’alphabet grec : alpha, bêta et ainsi de suite.

Dans la mer de Chine et dans le Pacifique Ouest et Nord, on utilise aussi cinq listes, mais les noms sont proposés par les différents pays affectés par ces perturbations tropicales.

Cependant les noms sont utilisés de façon séquentielle, ainsi on peut employer les derniers noms de la première liste même l’année suivante.

Passer à l'histoire

Lorsqu’une tempête passe à l’histoire de par sa force et sa puissance destructrice, son nom est retiré de la liste et un nouveau nom est ajouté.

Ce fut le cas par exemple des ouragans Irma et Maria l’année dernière, et l'on pourrait faire de même cette année avec Florence si les dommages sont considérables.

Les vagues provoquée par l'ouragan Sandy frappent contre une promenade à Kill Devil Hills, en Caroline du Nord.

L'ouragan Sandy a entraîné des pertes économiques de 70 milliards de dollars.

Photo : Gerry Broome

Ouragans dans l'Atlantique dont les noms ont récemment été retirés :

  • Harvey (2017) : dégâts estimés à 125 milliards de dollars;
  • Irma (2017) : dégâts estimés à 50 milliards de dollars;
  • Maria (2017) : dégâts estimés à 90 milliards de dollars;
  • Matthew (2016) : dégâts estimés à 10 milliards de dollars;
  • Sandy (2012) : dégâts estimés à 65 milliards de dollars.

L’ouragan Florence qui fait la manchette depuis déjà quelques jours pourrait bien passer à l’histoire. Florence devrait frapper particulièrement la Caroline du Nord et pourrait provoquer des inondations catastrophiques; plus d'un million de personnes ont d'ailleurs été évacuées en prévision de la tempête.

Il faut remonter au début de septembre 1996 pour voir un ouragan de cette puissance frapper la Caroline du Nord, où l’ouragan Fran a fait 27 morts et a causé plus de 3 milliards de dollars de dégâts.

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