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Envoyé spécial

Caroline du Nord : une dernière fête avant la désolation

Des personnes se trouvent dans un bar. Certaines sont assises à une table et discutent.

Le bar de quartier Rusty Nail, en Caroline du Nord, est le rendez-vous des citoyens qui veulent prendre un dernier verre avant l’arrivée de l’ouragan Florence.

Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ouragan Florence, rétrogradé à la catégorie 2, frappera jeudi ou vendredi la côte est américaine. De nombreux habitants et touristes ont déjà pris la route pour se réfugier en lieu sûr, mais certains résidents sont restés pour faire la fête une dernière fois avant les ravages.

Un texte de Philippe Leblanc, envoyé spécial en Caroline du Nord

Les rues de Wilmington sont presque désertes. La plupart des commerces sont placardés. Les pompes à essence sont presque toutes recouvertes de ruban.

Au milieu d’une rue résidentielle, un commerce détonne. Pas de panneaux de bois devant les fenêtres. On y voit des gens entrer et sortir. Le bar de quartier Rusty Nail est le rendez-vous des citoyens qui veulent prendre un dernier verre avant l’arrivée de l’ouragan Florence, qui devrait dévaster la région.

« On est une grande famille. On connaît personnellement nos clients, lance la propriétaire, Sandy Williams, en servant une bière. On partage les dernières nouvelles, on jase de nos préparatifs. »

Une femme portant un t-shirt est accotée sur un comptoir devant elle et sourit en regardant droit devant elle. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sandy Williams, propriétaire du bar Rusty Nail, en Caroline du Nord

Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin

Les fêtes pré-ouragan, ce qu’on appelle les « Hurricane Party » ici, sont une tradition à Wilmington, communauté habituée aux ouragans.

Sur la terrasse, Will Caldwell et ses amis discutent des emplettes. Ils offrent de s’entraider. Ils partagent leurs anecdotes des ouragans passés. Ils se font un point d’honneur de souligner que seuls les résidents participent à cette tradition. Les touristes sont tous partis.

« J’ai même organisé des fêtes pré-ouragan chez moi par le passé, dit-il. Il faut bien s’amuser. »

Un homme aux cheveux long est assis et sourit. D’autres personnes sont assises non loin de lui. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Will Caldwell, un résident de Wilmington, en Caroline du Nord

Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin

Les succès de Van Halen et Bon Jovi se succèdent dans les haut-parleurs, des choix musicaux des clients. Personne ne semble rester très longtemps. Il y a trop à faire pour être prêt à l’arrivée de l’ouragan Florence, qu’on surnomme le monstre.

« Je ne devrais même pas être ici, affirme Sandy Williams en riant. Ma maison est loin d’être prête à résister aux vents et aux précipitations. »

Visitez notre dossier sur les ouragans Harvey et Irma

Le Rusty Nail, plus vieux commerce à Wilmington, ouvert peu de temps après le passage de l’ouragan Hazel dans les années 50, ferme ses portes pour quelques jours.

« Épargne-nous, Florence », peut-on lire sur une affiche à la sortie du bar. La fête est maintenant terminée. L’inquiétude ronge les résidents.

Une affiche sur laquelle on peut lire « Spare us Florence » (Épargne-nous Florence) est photographiée le soir.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

« Épargne-nous, Florence », dit une affiche à la sortie du bar Rusty Nail, en Caroline du Nord.

Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin

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