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Sommet sur la conservation de la langue innue à l'Institut Tshakapesh

Devant l'Institut Tshakapesh à Uashat.
Enseigne de l'Institut Tshakapesh. Photo: Radio-Canada / Daniel Fontaine

Les onze communautés innues, y compris celles du Labrador, ont été invitées mardi et mercredi à Sept-Îles, par l'institut Tshakapesh, pour identifier des moyens de sauvegarder la langue innue.

La langue innue est considérée menacée par les linguistes.

Parmi les solutions envisagées, toutes les personnes interrogées s'entendent sur l'importance de conserver la langue innue comme langue première dans les communautés.

La meilleure façon de faire, c'est encore à la maison, indique le chef de la communauté de Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho. Pour la langue innue, ça n'a pas de prix, tout simplement parler à nos enfants, à nos petits-enfants dans notre langue. On n’a pas besoin de financement pour ça. Je pense que c'est déjà ce qu'on fait dans nos communautés respectives.

Le chef de la communauté innue de Mingan, Jean-Charles piétachoLe chef de la communauté innue de Mingan, Jean-Charles piétacho Photo : Radio-Canada


Toutefois, Jean-Charles Piétacho aimerait obtenir du financement pour aider à la préservation de la langue. À ce moment-ci, on a zéro financement pour la culture et la langue dans nos communautés, soutient-il.


Quand t'es rendu dans l'intérieur des terres, il y a que l'innu, aucune écriture, aucun affichage en français, souligne Alexandre McKenzie, président de l'Institut Tshakapesh. On va se parler entre Innus, les jeunes, tout le monde. Je pense que c'est ça les valeurs.

Les familles consistent le premier rempart contre la perte de la langue innue.

D'autres solutions existent cependant, comme l'indique la professeure à l'Université du Québec à Montréal, qui travaille sur la langue innue depuis 1975, Lyne Drapeau.

Il y a plusieurs niveaux, plusieurs volets qu'il faut regarder, analyse Lyne Drapeau. Le statut de la langue dans toutes sortes d'organismes. Le volet aussi de l'enseignement de la langue dans les écoles. Mais le volet primordial, c'est celui de l'acquisition de la langue comme langue première au sein des familles. Sans ça, tout le reste est symbolique.

Alexandre McKenzie Alexandre McKenzie Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle Plamondon

Il va falloir qu'on se lève, que l’on puisse s'organiser pour qu'on puisse ramener la langue innue dans nos écoles, dans les salles, les écritures innues, les radios communautaires.

Alexandre McKenzie, président de l'Institut Tshakapesh

Une certaine influence du français est remarquée.

La langue innue a évolué, note Alexandre McKenzie. Je pense que ça a changé un peu dans les mots. C'est normal. Il y a des jeunes qui parlent le français, il y a des mots à moitié en français et en innu.

La concertation entre les Innus des différentes communautés est primordiale pour favoriser la survie de la langue.

Avec les informations de Jean-Louis Bordeleau

Côte-Nord

Autochtones