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Des manifestants accueilleront les chefs lors du grand débat de jeudi à Radio-Canada

La Maison de Radio-Canada à Montréal.
Le débat opposant Philippe Couillard, Jean-François Lisée, François Legault et Manon Massé aura lieu à la Maison de Radio-Canada, à Montréal. Photo: Radio-Canada / Simon-Marc Charron
La Presse canadienne

Les quatre chefs qui débattront jeudi, à la Maison de Radio-Canada à Montréal, vont avoir un comité d'accueil imposant. De nombreux groupes communautaires et syndicats en conflit de travail promettent de se faire entendre à compter de 17 h.

Les groupes communautaires à eux seuls prévoient y amener près de 1000 manifestants, dont 600 en provenance de l'extérieur de Montréal, a rapporté au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne, mercredi, Caroline Toupin, porte-parole de la campagne « Engagez-vous pour le communautaire ».

Et c'est sans compter les syndicats qui vivent présentement un conflit de travail, comme les travailleurs en lock-out de l'Aluminerie de Bécancour (ABI), membres du Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, ou ceux qui vivent une négociation difficile, comme les travailleurs de TVA, membres du Syndicat canadien de la fonction publique, aussi affilié à la FTQ.

Les 1030 syndiqués d'ABI ont été mis en lock-out le 11 janvier dernier, et la direction de l'aluminerie continue à exploiter l'usine, en bénéficiant d'un tarif avantageux d'Hydro-Québec. Ils souhaitent « que les leaders politiques s'impliquent davantage pour dénouer l'impasse dans les négociations avec les multinationales de l'aluminium Alcoa et Rio Tinto », copropriétaires de l'aluminerie.

Quant aux 830 travailleurs de TVA, ils menacent d'exercer le mandat de grève illimitée dont ils se sont déjà dotés, à compter du 22 septembre. Mardi, leur syndicat a écrit aux quatre chefs de parti et leur a demandé de refuser d'accorder une entrevue au réseau TVA, à partir du moment où une grève ou un lock-out serait effectivement déclenché.

475 millions de plus requis

« Engagez-vous pour le communautaire », de son côté, revendiquera une fois de plus un meilleur financement pour ses 4000 organismes qui, avec des moyens limités, viennent en aide aux personnes handicapées, démunies, aux femmes victimes de violence, aux personnes immigrantes, par exemple. Et cela inclut des médias communautaires, des groupes écologistes et des groupes de défense collective des droits.

Les groupes communautaires touchent collectivement 1 milliard de dollars, mais il leur faudrait une somme supplémentaire de 475 millions, et récurrente, précise Mme Toupin.

« Ça fait 15 ans qu'on est financés à la même hauteur, alors que depuis 15 ans, il y a eu vraiment une augmentation faramineuse des demandes dans les organismes communautaires », notamment à cause des compressions budgétaires dans les services publics, a-t-elle rapporté.

Grâce aux batailles qu'il a menées, le milieu communautaire a réussi à obtenir 55 millions de dollars supplémentaires, au cours des deux dernières années, mais le réinvestissement demeure nettement insuffisant, selon elle.

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