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Seuls 4 agents font respecter l’interdiction de services de transport illégaux en C.-B.

Une main tient un cellulaire dans une rue la nuit
Les entreprises offrant des services de transport de type Uber et Lyft pourraient être autorisées en Colombie-Britannique à partir de la fin de 2019. Photo: Getty Images / Adam Berry

Les services de transport de type Uber et Lyft sont illégaux en Colombie-Britannique, mais les moyens en place pour empêcher ces entreprises d'exercer leurs activités sont insuffisants, selon le Conseil des transports de passagers de la province.

Pour l’ensemble de la province, seuls quatre agents de la Direction des transports de passagers du gouvernement sont chargés de l’application de la loi encadrant le transport commercial.

« Il devrait y avoir plus de ressources pour faire respecter l’interdiction », estime la présidente du Conseil des transports de passagers, Catharine Read.

« Même quand ils arrêtent quelqu’un, c’est souvent perçu comme si cela faisait partie des frais d'exploitation de l’entreprise, parce que les coûts ne sont pas très élevés », ajoute-t-elle.

Les chauffeurs qui transportent sans permis des passagers sont susceptibles de recevoir des amendes de 1150 $ par jour.

Selon la ministre provinciale des Transports, Claire Trevana, le gouvernement envisage d’augmenter le nombre d’employés.

« Nous réfléchissons aux façons d’améliorer notre capacité d’appliquer la loi, dit-elle. C’est un enjeu important pour la province. »

Se préparer pour éviter une compétition « destructrice »

Cet automne, Victoria devrait adopter un projet de loi qui permettra aux entreprises de transport comme Uber et Lyft d’offrir leurs services légalement dans la province à partir de la fin de 2019.

Afin de permettre aux compagnies de taxi d’affronter la concurrence, le Conseil des transports de passagers a annoncé que celles-ci peuvent maintenant soumettre une demande pour augmenter de 15 % le nombre de véhicules dans leur flotte.

Cette mesure pourrait ajouter jusqu’à 500 taxis à travers la province, dont 300 dans le Grand Vancouver.

De plus, ces entreprises ont reçu l’autorisation de développer de nouvelles politiques de prix offrant des taux réduits pour les périodes moins occupées. Celles-ci pourront entrer en vigueur à partir du 1er septembre 2019.

Il y a une volonté de mettre ces mesures en place avant que les nouveaux services de transports soient autorisés, parce que la compétition pourrait être destructrice.

Catharine Read, présidente du Conseil des transports de passagers de la Colombie-Britannique

Le conseiller municipal de Vancouver Kerry Jang espère que les mesures adoptées par le gouvernement permettront à la population de profiter d’une offre de moyens de transport diversifiée, tout en protégeant ceux qui travaillent déjà dans l’industrie du taxi.

« Les compagnies de taxi commencent à accepter l’idée qu’ils n’ont plus le monopole et qu’il y a d’autres façons de faire des affaires, affirme-t-il. Je pense que leur donner plus de flexibilité aide beaucoup. C’est un pas dans la bonne direction pour se préparer à l’arrivée de la concurrence.

Colombie-Britannique et Yukon

Transport en commun