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Une demande d'argent aux organismes francophones pour moderniser la Loi sur les langues officielles

La modernisation de la Loi sur les langues officielles
Un processus a été lancé pour moderniser la Loi sur les langues officielles. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des organismes francophones de la Colombie-Britannique ont été sollicités pour contribuer financièrement au projet de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) de modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Un texte de Saïda Ouchaou

C’est le cas du Conseil scolaire francophone (CSF). Le président de la FCFA, Jean Johnson, a envoyé le 15 mai un courriel à la présidente du CSF, Marie-France Lapierre, expliquant cette demande de 5000 $ ou d’un montant selon la capacité de l’organisme.

Pour le moment le CSF n’a pas répondu à cette requête.

Jean Johnson explique que la FCFA a sollicité tous ses membres, dont la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique ainsi que les membres du Forum des leaders et les conseils scolaires francophones, pour réunir les fonds nécessaires à l’élaboration de son propre projet de loi pour moderniser la loi sur les langues officielles.

C’est la Constitution canadienne qui nous a permis d’avoir des droits à l’éducation en français, l’article 23 nous l’a donné.

Jean Johnson, président de la FCFA du Canada


Le porte-parole de la francophonie canadienne souligne que le transfert de fonds du programme de langues officielles en éducation n’a pas reçu de bonification cette année. L’argument d’Ottawa, dit M. Johnson, c’est d’avoir choisi d’investir dans les communautés.

Pour le président, ça ne fait pas de doute : une loi modernisée donnera une plus grande force de frappe aux communautés pour saisir le gouvernement fédéral lorsqu’il contrevient à la loi en matière d’investissements dans les écoles.

Cette loi va devoir influencer et changer la façon dont on fait les choses en matière de transfert de fonds.

Jean Johnson, président de la FCFA du Canada

M. Johnson rappelle que l’argument d’Ottawa selon lequel l’éducation est de compétence provinciale a atteint ses limites au regard de la situation : « lorsque le fédéral se sert de ça comme étant une opportunité de se traîner les talons au niveau des investissements, ça nous prend un outil et c’est la loi. »

Un meilleur levier

La Fédération des francophones de la Colombie-Britannique, la FFCB, a répondu favorablement à la demande de soutien financier de la FCFA du Canada d’une contribution de 5000 $.

Le projet de la FCFA du Canada pour faire moderniser la loi sur les langues officielles, c'est une aide pour nous, pour faire pression sur les provinces et avoir de meilleurs services pour les francophones.

Padminee Chundunsing, présidente de la FFCB

Elle ajoute qu’un des dossiers prioritaires de la FFCB, les services à l’emploi pour les francophones, est directement lié à cette nécessaire modernisation de la loi sur les langues officielles.

En 2008, Ottawa a transféré les services à l’emploi aux provinces, ce qui a entraîné en Colombie-Britannique la fermeture des centres francophones faute de financement.

La Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB) s’est jointe au Commissariat aux langues officielles dans l'appel du jugement de la Cour fédérale statuant qu'Ottawa n'a pas failli à ses obligations linguistiques lorsqu'il a transféré les services d'aide à l'emploi aux provinces.

Malgré plusieurs demandes, le Conseil scolaire francophone de la province n'a, pour sa part, accordé aucune entrevue sur son éventuelle réponse à la FCFA du Canada.

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