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« Doigt d'honneur », « cachette », le cadre financier du PLQ vertement critiqué

Nicolas Marceau et Véronique Hivon en conférence de presse.
Nicolas Marceau et Véronique Hivon ont dénoncé le cadre financier du PLQ. Photo: Radio-Canada / Bruno Giguère
Radio-Canada

Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ont fermement dénoncé le cadre financier présenté par le Parti libéral plus tôt ce matin, l'accusant notamment d'avoir caché des informations à la vérificatrice générale.

Les candidats péquistes Véronique Hivon, Nicolas Marceau et Alain Therrien ont soutenu que le cadre libéral ne respectait pas le rapport préélectoral approuvé par la vérificatrice générale avant le déclenchement de la campagne.

« On avait convenu, tout le monde ensemble, pour une première fois historique, qu’on allait suivre le cadre de la vérificatrice générale et que tout le monde partait donc sur ces mêmes bases », a rappelé Mme Hivon. « Or [...] les libéraux ont décidé d’enlever les lunettes sérieuses et rigoureuses de la vérificatrice générale pour mettre des lunettes roses, comme la CAQ la semaine dernière. »

« Les libéraux trichent », a renchéri son collègue Nicolas Marceau. « Pour vous montrer l’ampleur de la tricherie, dans le cas du Parti libéral, les revenus autonomes diffèrent de ce qu’il y avait dans le rapport de la vérificatrice générale de 1,5 milliard de dollars à l’année 4. »

Ils ont donc essentiellement caché de l’information à la vérificatrice générale.

Nicolas Marceau, candidat du Parti québécois

Outre l'irrespect du cadre, le Parti québécois (PQ) soutient que le Parti libéral du Québec (PLQ) fait un « doigt d’honneur » aux Québécois en prévoyant une variation des dépenses de 6,3 % en 2018-2019, « des bonbons électoraux », mais qui descend à 2,6 % en 2019-2020.

« Ça veut dire, encore une fois, qu’il y a des endroits où les coûts de système ne pourront même pas être couverts », a affirmé Mme Hivon. « Il n’y a pas plus cynique que ça. »

Irresponsable, selon la CAQ

François Legault, chef de la Coalition avenir Québec.Le chef de la CAQ a critiqué le cadre financier du PLQ. Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin

Pour sa part, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a dénoncé « un cadre financier qui n’est pas responsable » et « beaucoup moins conservateur » que celui de son parti.

Par exemple, en ce qui concerne les réserves et provisions, il soutient que son parti y affecte 9,4 milliards, soit 1,4 milliard de plus que les libéraux.

Il accuse en outre le PLQ de dissimuler certaines dépenses.

Les libéraux ont plus d’engagements, plus de promesses électorales que la CAQ [...] mais ils ont caché ça directement dans les postes de dépenses.

François Legault, chef de la Coalition avenir Québec

Enfin, M. Legault insiste sur les engagements concernant les infrastructures. Les libéraux ont affecté 110 milliards au Plan québécois pour les infrastructures 2019-2019, alors que « Carlos Leitao avait dit que 100 milliards c’était la limite », a soutenu M. Legault.

« C’est 1-0 pour les dépensiers », a-t-il ajouté.

PLQ, CAQ, du pareil au même, selon QS

Québec solidaire s'est aussi montré peu impressionné par le cadre financier du PLQ. Le co-porte-parole du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, dénonce notamment que le Parti libéral, comme la CAQ, veuille hausser les budgets de certains ministères, mais sans augmenter les revenus de l'État. « Encore une fois, les ressemblances entre les libéraux et la Coalition avenir Québec sont impressionnantes. [...] On ne peut pas promettre de l'argent en santé et en éducation sans se donner les moyens de le faire. L'argent ne pousse pas dans les arbres, il faut le prendre quelque part et ce que je remarque, c'est que ni les libéraux ni les caquistes n'ont le courage politique d'aller demander aux grandes multinationales de contribuer davantage pour financer nos services publics », a-t-il déclaré.

Selon M. Nadeau-Dubois, cette situation conduira inévitablement vers une nouvelle vague d'austérité.

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