•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les néo-démocrates veulent interdire la thérapie de conversion homosexuelle

Des drapeaux de la fierté gaie.
Alors que l'Église luthérienne souhaiterait voir la thérapie de conversion homosexuelle mise en avant, un projet de loi pour l'interdire dans la province est en train de voir le jour. Photo: iStock
Radio-Canada

La députée provinciale Nicole Goehring déposera un projet de loi, cet automne, à l'Assemblée législative albertaine, en vue d'empêcher les interventions psychologiques ou spirituelles censées changer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne.

L'initiative est saluée par de nombreuses organisations, dont YQueerL et le Groupe de recherche sur l’intérêt public de Lethbridge (LPIRG), qui demandent l'interdiction de la pratique depuis l'année dernière.

« Nous demandons également aux membres de l’Assemblée législative d’appuyer cette motion, sans mettre davantage en danger la vie des mineurs en utilisant leurs cas comme pions politiques », précisent-ils dans leur communiqué de presse.

Deux femmes avec leur fille au défilé de la fierté de Calgary 2018.Le défilé de la fierté 2018, à Calgary, est devenu une grande fête familiale. Photo : Radio-Canada

La Dre Karen Hofmann est du même avis. Cette membre du conseil d’administration de la société Trans Égalité de l’Alberta rappelle que la thérapie réparatrice est une pratique condamnée par des pédiatres et des autorités médicales réputées. L’Organisation mondiale de la santé, la Société canadienne de psychologie, pour ne citer que celles-là, s’opposent effectivement à cette méthode.

« On peut mettre un enfant dans une thérapie réparatrice, mais on ne lui enseignera qu’à mentir, à être trompeur et à être artificiel pour contenter les adultes », estime la radiologue à la retraite.

Plus tard, cet enfant va, soit se tuer, soit quitter sa société et trouver sa vie et sa liberté ailleurs.

Karen Hofmann, membre du conseil d’administration de la société Trans Égalité de l’Alberta

Les luthériens pour la thérapie

À l’inverse, Glenn Schaeffer assure que les élèves transgenres « peuvent être guéris », mais que le gouvernement albertain ignore les preuves existantes.

Le président du district de l’Alberta et de la Colombie-Britannique pour l’Église luthérienne du Canada a ainsi écrit une lettre au ministre provincial de l’Éducation, David Eggen. Il y plaide en faveur de la thérapie de conversion et rappelle son opposition aux lignes directrices provinciales protégeant les étudiants LGBTQ.

La thérapie pour la dysphorie de genre, si elle est entreprise dans l'enfance, a un bilan objectivement positif pour la reconnexion de l'identité de genre à la réalité biologique.

Glenn Schaeffer, président du district de l’Alberta et de la Colombie-Britannique pour l’Église luthérienne du Canada

Un extrait de la lettre argumentant en faveur de la thérapie de conversion, envoyée pour la première fois au ministre en 2016, est même cité dans un manuel en ligne offert lors de la prochaine convention luthérienne, prévue le 19 octobre, à Sherwood Park.

À ce jour, la thérapie de conversion est seulement interdite en Ontario, au Manitoba et dans la ville de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Alberta

Communauté LGBTQ+