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Le tueur présumé de la Sudburoise Jennifer Barrett plaide non coupable

Perez Adaryll Cleveland a été arrêté en décembre 2016 et fait face à 55  accusations, dont une de meurtre au premier degré en lien avec la mort de Jennifer Barrett.
Perez Adaryll Cleveland est accusé du meurtre de Jennifer barrett, une Sudburoise d'origine dont le corps en décomposition a été retrouvé dans un baril à Winnipeg. Photo: Service de police de Winnipeg

Perez Adaryll Cleveland, l'homme de 43 ans accusé du meurtre de Jennifer Barrett, une infirmière originaire de Sudbury, a comparu en cour mardi à Winnipeg. Il a plaidé non coupable à l'accusation de meurtre au premier degré qui pèse contre lui.

En décembre 2016, Jennifer Barrett a été retrouvée sans vie dans un baril dans l’arrière-cour d’une résidence du quartier Waverley Heights de Winnipeg. Son corps était immergé dans des produits chimiques censés accélérer la décomposition. La police estime que son décès est survenu trois mois plus tôt.

M. Cleveland a été arrêté le même mois pour le meurtre de l’infirmière. Il avait déjà fait l’objet d’un mandat d’arrêt en 1999, alors que la police de Sudbury le recherchait notamment pour voie de fait causant des blessures, pour avoir proféré des menaces de mort et pour bris de probation.

Dans l’affaire Barrett, deux femmes, Elizabeth Reid de Winnipeg et Holley Alyssa Sullivan de Calgary, ont été accusées d’avoir été complices de M. Cleveland. Les trois accusés vivaient ensemble dans la résidence où a été retrouvé le corps de Mme Barrett avant de déménager en novembre 2016.

Une femme diplôméeL'infirmière Jennifer Barrett avait 42 ans au moment de sa mort. Photo : Jason Barrett

Le frère de la victime, Jason Barrett, a révélé à CBC que sa soeur et M. Cleveland avaient brièvement entretenu une liaison amoureuse avant de se séparer dans les années 1990.

Les deux se seraient réunis en 2012, ce qui aurait incité Mme Barrett à quitter Sudbury pour s'établir à Winnipeg.

La défense contre l’usage de l’ADN comme preuve

Les avocats de M. Cleveland, Jeremy Kostiuk et Saheel Zaman, ont présenté mardi une motion signifiant leur opposition à l’usage en cour de l’ADN comme preuve. Des traces de sang découvertes dans le sous-sol de la résidence de Waverley Heights se sont avérées être celles de Mme Barrett, après des analyses de laboratoire.

La Couronne compte d’ailleurs appeler à la barre deux témoins qui ont indiqué à la police que le sang provenait des agressions physiques qu’avait fait subir M. Cleveland à Mme Barrett dans le sous-sol.

Me Kostiuk s’inscrit contre cette affirmation, stipulant que les témoignages fournis par les deux personnes en question diffèrent sensiblement. Il estime que l’emploi de l’ADN en cour pourrait mener le jury à déduire que son client est en effet responsable de l’agression de Mme Barrett dans le sous-sol, alors qu’il n’existe pas de preuve concrète de l’implication de M. Cleveland à l’évènement.

La motion a toutefois été rejetée par le juge Glenn Joyal de la Cour du Banc de la Reine du Manitoba. Il croit qu’il s’agit d’une preuve qui mérite d’être admise au procès.

Le procès de M. Cleveland devrait avoir lieu en mai et juin 2019.

Avec les informations de CBC

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