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Brian Gallant promet d’étendre l’équité salariale aux grandes entreprises

Brian Gallant au micro donne une conférence de presse.
Brian Gallant, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, confirme qu'une loi imposera l'équité salariale aux grandes entreprises de la province s'il forme le prochain gouvernement. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, promet s'il remporte les élections d'imposer l'équité salariale aux gouvernements locaux, aux organismes parapublics et aux grandes entreprises.

Un texte de Pierre Philippe LeBlanc

Avec l’équité salariale mise en œuvre à travers l’ensemble du gouvernement d’ici la fin de 2018, nous passerons à l’étape suivante et imposerons aux grandes entreprises, aux gouvernements locaux et aux organismes parapublics l’adoption de l’équité salariale afin d’être en mesure de créer une économie plus équitable, a annoncé Brian Gallant, à Moncton, mercredi matin.

Il précise que les gouvernements locaux et les organismes parapublics, comme les universités et les foyers de soins, seront soumis à une nouvelle loi sur l’équité salariale d’ici 2020, et les grandes entreprises comptant au moins 50 employés devront s’y conformer d’ici 2022.

Son parti avait fait une promesse similaire durant la campagne électorale de 2014. Brian Gallant explique que son gouvernement sortant espérait que les grandes entreprises adoptent l’équité salariale volontairement. Malheureusement, dit-il, elles ne l’ont pas fait dans la mesure souhaitée. C’est pourquoi, ajoute-t-il, l’équité salariale leur sera imposée en vertu d’une loi.

La promesse est bien accueillie par la Coalition pour l’équité salariale du Nouveau-Brunswick.

Nous, on a toujours dit qu’une loi est le meilleur outil pour faire avancer l’équité salariale au Nouveau-Brunswick ou n’importe où ailleurs, parce que ça offre des directives claires aux employeurs et aux employés. Sans loi, ça reste quelque chose d’assez difficile à accomplir. Donc maintenant, on a plus l’impression que c’est un outil qui nous permettra de faire des avancées, estime Johanne Perron, directrice générale de la Coalition.

L’équité salariale consiste à corriger les inégalités pour que les hommes et les femmes gagnent un salaire égal pour un travail de valeur égale.

Pas d’inquiétude dans le privé

Si le prochain gouvernement impose l’équité salariale au privé, les entreprises doivent faire partie du processus, recommande le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CENB).

Nous, comme représentants d’un [effectif] francophone d’entrepreneurs, nous sommes prêts à nous asseoir à une table et discuter avec le gouvernement des prochaines étapes face à une initiative de la sorte, pour nous assurer que ce soit un plan possible et réalisable par nos entreprises, et qui peut avoir du succès et bénéficier à tous. Il faut s’assurer que l’entreprise soit considérée dans une telle initiative, affirme Marie Chamberland, présidente du CENB.

Marie Chamberland en entrevue devant la rue Main de MonctonMarie Chamberland, présidente de la Fondation du Conseil économique du Nouveau-Brunswick Photo : Radio-Canada

La Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI) se réjouit de ce que seules les grandes entreprises soient soumises à la loi sur l’équité salariale, comme elle le recommandait.

Si on regarde en Ontario et au Québec, ça s’applique aux entreprises qui ont 10 employés ou plus. De voir que le gouvernement, le Parti libéral, met de l’avant une proposition de le faire pour les entreprises de 50 employés et plus, nous, on est contents qu’il ait écouté notre recommandation, affirme Louis-Philippe Gauthier, directeur des affaires provinciales à la FCEI.

Les petites et moyennes entreprises, pour leur part, manqueraient de moyens et de ressources pour faire de même, ajoute-t-il.

On ne parle pas de l’augmentation de salaire comme telle, mais on parle de coûts de consultant, des coûts d’évaluation. Plus l’entreprise est petite, plus les coûts sont élevés [parce que] les ressources humaines, la fonction de ressources humaines, n’est pas formalisée à cause de la taille de l’entreprise, explique Louis-Philippe Gauthier.

PPC : une loi sur « la liberté des enseignants »

Pour sa part, le chef progressiste-conservateur Blaine Higgs faisait campagne à Moncton, en matinée, avant de se préparer pour le premier débat des chefs, en soirée, à CBC.

Il a rappelé qu’un gouvernement progressiste-conservateur adopterait une loi sur la liberté des enseignants pour permettre à ces derniers d’exercer plus d’influence sur la matière enseignée dans les salles de classe.

Il s’agissait d’un élément de la plateforme électorale de son parti dévoilée mardi. M. Higgs a aussi rappelé qu’un gouvernement progressiste-conservateur chercherait à améliorer le taux de réussite des élèves en immersion française.

Le chef du Parti vert, David Coon, consacre la journée à la préparation du débat de mercredi soir, tandis que le chef de l’Alliance des gens, Kris Austin, fait campagne à Tracyville. L’horaire de la chef du NPD, Jennifer McKenzie, n’a pas été communiqué.

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