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Les acteurs non étatiques au secours du climat aux États-Unis

L'ex-maire de New York, Michael Bloomberg en décembre 2016 au Mexique

L'ex-maire de New York, Michael Bloomberg est derrière l'initiative environnementale défiant Donald Trump.

Photo : Reuters

Reuters

Les efforts déployés par les collectivités locales et les entreprises américaines pour réduire les émissions de gaz à effet de serre devraient permettre aux États-Unis de se rapprocher de leur objectif en la matière, bien que Donald Trump y ait renoncé, selon un rapport publié mercredi.

« L'administration Trump a peut-être laissé tomber l'action climatique, mais le reste du pays, notamment des milliers de villes, d’États et d’entreprises, a repris le flambeau », s'est félicité Daniel Firger, porte-parole de la fondation Bloomberg Philanthropies, qui a commandé le rapport.

Selon ses auteurs, les émissions de gaz à effet de serre (GES) américaines pourraient baisser de 17 % d’ici 2025 par rapport à 2005 si les 3000 États, villes et entreprises qui se sont engagés l'an dernier à réduire leurs émissions tiennent leurs promesses.

La baisse pourrait même atteindre 24 % si davantage de municipalités, de régions et de firmes s'associent au projet, lancé par l’ancien maire de New York Michael Bloomberg et le gouverneur de Californie, Jerry Brown, pour respecter l'engagement américain de réduction des GES pris dans le cadre de l'Accord de Paris, dénoncé par Donald Trump.

Le rapport a été publié à l'occasion du Sommet mondial pour l'action climatique qui s'ouvre à San Francisco. Quelque 4500 représentants de villes, de régions, d’entreprises, et d'ONG y sont attendus.

« Nous entrons dans une nouvelle phase de l’action climatique », a déclaré Nick Nuttall, porte-parole de ce sommet qui devrait donner lieu à de nouveaux engagements communs en faveur de la réduction des émissions.

Pour Michael Burger, directeur général du Sabin Center for Climate Change Law de l’Université Columbia de New York, l'événement traduit la frustration des acteurs non étatiques face à la lenteur des progrès dans la mise en œuvre des objectifs de l’Accord de Paris, qui est censé limiter la hausse des températures mondiales à moins de deux degrés Celsius.

Dans le cadre de cet accord, les États-Unis ont promis de réduire d'ici 2025 leurs émissions de GES de 26 % à 28 % par rapport au niveau de 2005.

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