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Le débat sur les armes à feu s'invite au caucus libéral à Saskatoon

Une mitraillette et plusieurs revolvers sont posés sur une table.
Des armes de poing et des fusils d'assaut Photo: iStock

Des députés libéraux fédéraux pensent que leur parti doit en faire plus pour réduire la violence liée aux armes à feu. Des élus ontariens, notamment, ont profité de la première journée de discussions du caucus pour réclamer des actions plus fortes visant à réduire la circulation des armes de poing et d'assaut dans les grandes villes canadiennes.

Un texte de Louis Blouin, correspondant parlementaire au caucus libéral à Saskatoon

Visiblement marqué par les fusillades et les morts dans sa ville, le député torontois Adam Vaughan n'y va pas par quatre chemins. « J'en ai assez d'enjamber des traces de sang quand je marche dans ma circonscription », a-t-il déclaré en marge d'une réunion sur les enjeux urbains au caucus de son parti, mardi soir, à Saskatoon.

« C'est un enjeu urgent, nous devons agir », explique M. Vaughan. Il croit que de grandes villes comme Toronto, Montréal et Vancouver devraient avoir le pouvoir d'interdire les armes de poing. Elles n'ont pas leur place dans un contexte urbain, selon lui. Il ajoute que « trop de gens innocents ont été atteints par balle et trop de gens font des dommages avec les armes de poing ».

Le député libéral Adam Vaughan en Chambre à OttawaLe député libéral Adam Vaughan Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

J'ai enterré plus de jeunes gens dans ma circonscription que dans ma propre famille.

Adam Vaughan, député de Spadina–Fort York

M. Vaughan reconnaît qu'une interdiction à l'échelle nationale ne serait pas adaptée à la réalité des zones rurales, où l'utilisation des armes est différente.

Une autre députée ontarienne, Kim Rudd, dont la circonscription est à la fois urbaine et rurale, admet que ses électeurs ont des avis partagés sur la question.

Cependant, elle juge important que la discussion ait lieu. Des citoyens lui rappellent la nécessité de protéger les droits des chasseurs et des tireurs sportifs, alors que d'autres posent la question : « Voulez-vous bien me dire pourquoi quelqu'un aurait besoin d'une arme de poing ou d'un fusil d'assaut? », explique-t-elle.

Cet été, des villes comme Montréal et Toronto ont demandé à Ottawa d'interdire les armes de poing et d'assaut au pays. La députée de Brossard–Saint-Lambert, Alexandra Mendès, se dit « très favorable » à l'idée, même si elle divise d'un endroit à un autre au pays.

Après les drames survenus à Toronto et à Fredericton cet été, le premier ministre Justin Trudeau a dit qu'il était en « réflexion » à propos de mesures supplémentaires que son gouvernement pourrait prendre.

Le projet de loi C-71, déposé en mars par le gouvernement libéral, prévoyait des vérifications plus approfondies des antécédents des acheteurs et des règles plus strictes concernant le transport des armes. Toutefois, il a été critiqué par les groupes antiarmes qui jugent qu'il ne s'attaque pas au cœur du problème.

Consultations en cours

Le nouveau ministre de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, rappelle qu'il a reçu le mandat de réduire ce type de violence. M. Blair explore différentes options et est en train de consulter les parties prenantes. Il est conscient des inquiétudes exprimées par ses collègues.

Ces préoccupations exprimées aujourd'hui ajoutent un sentiment d'urgence à ce travail.

Bill Blair, ministre de la Réduction du crime organisé

À la veille de la rentrée parlementaire, Bill Blair n'a pas précisé d'échéancier quant à de nouvelles propositions.

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