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Début du démantèlement du camp de protestation autochtone de Regina

Une jeune femme aux cheveux courts sourit en direction d'une journaliste hors cadre. Derrière elle se trouve le tipi principal, entouré des drapeaux des commaunautés ayant apporté leur soutien au camp.
Pour la militante Shannon Corkery, le combat du camp de protestation Justice pour nos enfants volés va continuer sous d'autres formes. Photo: Radio-Canada

Les manifestants du camp Justice pour nos enfants volés ont commencé à démonter leurs tipis mardi. Conformément à la décision de la cour de vendredi dernier, ils s'apprêtent à quitter le parc Wascana de Regina, qu'ils occupent depuis 196 jours.

Seul le tipi central, qui abrite le feu sacré, restera sur place pour une durée encore indéterminée, selon les membres du campement.

Selon la militante Shannon Corkery, qui s'y est installée dès les débuts, en février 2018, le démantèlement du camp n’est pas synonyme d’échec. « On a de l’espoir parce qu'on sait que le travail du groupe va continuer », explique-t-elle. Elle ajoute que la présence physique du camp a permis de sensibiliser davantage de personnes aux causes qu’elle défend, notamment celle du racisme envers les Autochtones. Le camp a permis d’« entamer une discussion ».

En offrant un lieu de repos, l’emplacement était devenu un point de rencontre quotidien pour de nombreuses personnes, qui venaient discuter et prier, ajoute la militante.

J’ai beaucoup de reconnaissance pour la communauté et pour tout le soutien que nous avons reçu.

Shannon Corkery, militante du camp Justice pour nos enfants volés

Pour marquer leur départ, les protestataires ont organisé, mardi soir, une cérémonie d’adieu ouverte à tous, consistant en un repas-partage suivi d’une danse.

En ce qui a trait à son avenir, Shannon Corkery affirme avec un sourire qu'elle prend les choses « jour après jour ». « On va voir ce qui va se passer », ajoute-t-elle, en précisant qu’il n’est pas certain que les protestataires montent un autre camp.

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