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Des entrepreneurs déplorent un manque de main-d’oeuvre criant dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick

L'entrepôt de l'entreprise avec, notamment des enseignes de McDonald's et de Petro-Canada.
Enseignes Pattison fabrique des affichages à Edmundston. Photo: Radio-Canada

Pas moins de 500 postes sont à pourvoir dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick selon la chambre de commerce de la région d'Edmundston, mais une pénurie de main-d'oeuvre limite le développement économique de la région, selon des entrepreneurs locaux.

C’est un défi important, lance Daniel Laplante, de l’entreprise Enseignes Pattison, à Edmundston. Depuis un an, nous avons beaucoup de difficultés à recruter de la main-d’oeuvre.

Selon lui, le défi s’étend à l’ensemble du secteur manufacturier de la région. Au-delà de 100 emplois seraient à pourvoir dans ce secteur, dit-il. Mais dans l'ensemble des secteurs, la chambre de commerce de la région d’Edmundston estime qu’il y a environ 500 postes disponibles qui ne trouvent pas preneurs.

Résultat : il y a même des entreprises qui décident de quitter la région et d’investir ailleurs, selon Daniel Laplante.

Ça devient une contrainte au développement.

Daniel Laplante, Enseignes Pattison

Les entreprises se serrent les coudes

Même constat du côté de l’entreprise Corruven, située à Saint-Basile, qui souhaite agrandir son équipe pour répondre aux demandes croissantes de ses clients. Les candidats sont limités dans la région, donc il faut regarder à l’extérieur, sinon on fait juste se voler un employé de l’un à l’autre, explique le directeur des opérations de l’entreprise, Daniel Beauregard.

On essaie d’avoir du respect entre les entreprises, ajoute Daniel Laplante. On se connaît tous, c’est une petite région. Il y a du vol qui se fait, mais on essaie de le limiter et de voir à l’extérieur pour aller chercher des ressources.

L’opération charme

Pourtant, les postes à pourvoir offrent généralement de bonnes conditions, selon Daniel Beauregard.

Les salaires sont très intéressants au niveau manufacturier. C’est des salaires très compétitifs au niveau national.

Daniel Beauregard, Corruven

Les entreprises du nord-ouest du Nouveau-Brunswick travaillent donc à offrir davantage, c’est l’opération charme, explique Daniel Laplante. C’est de pouvoir offrir des avantages concurrentiels et un environnement de travail dynamique qui permet aux gens de grandir au sein des organisations.

Les propos de Daniel Laplante et Daniel Beauregard ont été recueillis lors d’une entrevue dans le cadre de la tournée du Téléjournal Acadie à travers la province, pour comprendre les enjeux électoraux propres aux différentes régions.

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