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Rivière-Verte rejette le projet d’usine de transformation de pneus

Les pneus sont empilés les uns sur les autres.
Un amas de pneus usés. Photo: iStock

L'inquiétude exprimée par près de 200 citoyens de Rivière-Verte, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, a été entendue. Lundi soir, le Village de Rivière-Verte a refusé la demande d'une entreprise d'installer une usine de pyrolyse de pneus.

La réunion du conseil municipal de lundi soir ne devait pas porter sur le projet d’usine, raconte le maire Michel LeBlond.

Toutefois, le sujet s’est imposé de lui-même lorsque des citoyens se sont présentés à la réunion et demandé à ce que le village bloque le processus pour que l’usine s’installe sur son territoire.

J'ai dit à mes citoyens "moi je suis là pour les représenter". [...] Ils ont clairement indiqué qu'ils n'en veulent pas de ça ici, explique le maire, au lendemain de la décision.

On a voulu arrêter l’inquiétude par rapport à ce projet-là.

Michel LeBlond, maire de Rivière-Verte

Qu’est-ce que la pyrolyse de pneu?

Il s’agit une façon de recycler les pneus. Il faut placer les pneus usagés dans un contenant et les faire chauffer à une température très élevée pour les faire fondre.

On parvient alors à extraire des matériaux utilisés pour confectionner le pneu, notamment du noir de carbone et de l’huile pyrolytique.

Dans son projet à Rivière-Verte, l’entrepreneur Claude Plourde espérait pouvoir transformer 1600 tonnes de pneus de camion en huile et créer entre 8 et 12 emplois.

Michel LeBlond en entrevue avec un journaliste. Le maire de Rivière-Verte Michel LeBlond. Photo : Radio-Canada

Le maire soutient qu’il a répondu aux demandes de la population. Il affirme qu’il ne s’agit pas d’une occasion ratée, puisqu’on ignore toujours si l’usine aurait respecté les normes environnementales.

Si les évaluations s'étaient poursuivies, le résultat aurait peut-être été le même, indique-t-il.

Si on avait su qu'il y avait une telle objection, on n'aurait pas seulement dit à M.Plourde de faire ce qu'il a à faire avant [comme procédure]. Je lui aurais dit nettement que je ne vois pas comment il pourrait s'installer ici.

Un opposant satisfait

L’instigateur d’une pétition ayant récolté 200 signatures contre le projet, Daniel Therrien, est soulagé et satisfait de la décision qui a été rendue par le village.

Il n’y aura pas d'usine de transformation de pneu qui va s’installer à Rivière-Verte. Bravo!

Daniel Therrien, citoyen de Rivière-Verte
Daniel Therrien en entrevue avec une journaliste. Daniel Therrien est un citoyen de Rivière-Verte. Photo : Radio-Canada

Moi je suis un citoyen, je ne voulais pas avoir ça en arrière de chez nous. Le monde a embarqué avec moi et ils m’ont suivi, ajoute-t-il.

M. Therrien estime qu’une quarantaine de citoyens se sont présentés à la réunion du conseil de ville pour s’opposer au projet d’usine.

Il ne s'agit pas du premier revers pour l'entrepreneur. En 2017, Claude Plourde a tenté d’installer une usine semblable à Saint-Basile.

Toutefois, le ministère de l'Environnement et des Gouvernements locaux a refusé le projet. Le site qui avait été choisi était trop près des résidences environnantes.

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